Rapport ministériel sur le rendement
Pour la période se terminant
le 31 mars 2005
L'honorable Anne McLellan, C.P., députée
(Ministre de Sécurité publique et Protection civile Canada)
TABLE DES MATIÈRES
SECTION I : APERÇU
A. Message de l'enquêteur correctionnel
B. Déclaration de la direction
C. Information sommaire
D. Rendement ministériel global
SECTION II : ANALYSE PAR RÉSULTAT STRATÉGIQUE
2.1 Modèle logique du
BEC
2.2 Dépenses prévues dans le
RPP-AAP
et dépenses réelles, pour 2004-2005
SECTION III : RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES
SECTION IV : AUTRES SUJETS D'INTÉRÊT
A. Gouvernement en direct
B. Lois et règlements
C. Rapports et documents de travail
D. Références
Section I : Aperçu
A. Message de l'enquêteur correctionnel
Mon bureau a pour mandat légal d'aider au règlement des plaintes de
délinquants sous responsabilité fédérale. À titre
d'ombudsman du Canada pour les délinquants dans les prisons fédérales,
je crois fermement qu'une surveillance efficace et responsable des activités
correctionnelles est vue par les Canadiens comme un élément essentiel
d'un système de justice pénale ouvert et responsable.
Les Canadiens s'attendent de façon légitime à ce que le système
correctionnel fédéral soit équitable, sûr, compatissant
et juste. Ils sont également en droit de s'attendre à ce que, lorsque
cela n'est pas le cas, les problèmes soient cernés et réglés
de façon opportune et raisonnable. L'obligation de répondre à
ces attentes est à la fois notre raison d'être et le résultat
stratégique auquel mon bureau tente de parvenir au nom des Canadiens.
La dernière année a été particulièrement productive
et intéressante pour le Bureau de l'enquêteur correctionnel (BEC). L'adoption
officielle d'une nouvelle Architecture des activités des programmes (AAP), dans
le cadre d'une Structure de gestion des ressources et des résultats (SGRR)
a entraîné des actions importantes et permanentes visant à perfectionner
notre mesure du rendement et notre modèle de présentation des rapports.
Sur le plan opérationnel, le Bureau a été extraordinairement
présent dans les établissements fédéraux, permettant
ainsi comme jamais auparavant l'application d'une méthode de règlement
des problèmes des délinquants complète, prévoyante,
opportune et efficace. Le Bureau a maintenu le cap sur ses activités d'enquête
visant les domaines de préoccupation continue, ce qui a permis des améliorations
notables aux politiques et aux opérations, effectuées par les gestionnaires
du Service correctionnel du Canada (SCC).
Nous poursuivrons nos actions visant à améliorer le traitement correctionnel
que donne le SCC à
des segments de la population des délinquants défavorisés depuis
toujours, notamment les Autochtones, les délinquantes et les délinquants
présentant des problèmes de santé mentale.
À la fin de l'exercice, le
BEC avait réussi à mettre en oeuvre un plan s'inscrivant
dans le cadre plus global du projet gouvernemental visant à renforcer le
rôle de la collectivité, afin de porter une attention plus soutenue
à la prestation efficace des services de santé mentale aux délinquants.
Ce plan va de pair avec l'initiative pangouvernementale visant la sécurité
des collectivités grâce à la réintégration sociale
réussie de délinquants devenus des citoyens respectueux des lois.
À l'aube du nouvel exercice, je continue d'être préoccupé
non seulement par le nombre élevé de préoccupations portées
à l'attention de mon bureau par les délinquants eux-mêmes ou
en leur nom, mais également par la persistance de certaines questions, en
dépit de notre travail auprès du Service dans le but de trouver des
solutions, travail habituellement couronné de succès. Nous continuerons
de favoriser des rapports de nature à concourir au règlement plus
systématique de ces questions toujours en suspens.
Howard Sapers
Enquêteur correctionnel
B. Déclaration de la direction
Déclaration de la direction
Je soumets, en vue de son dépôt au Parlement, le Rapport ministériel
sur le rendement (
RMR)
2004-2005 pour le Bureau de l'enquêteur correctionnel.
Le présent rapport a été rédigé en conformité
avec les principes régissant la production de rapports, énoncés
dans le
Guide pour la préparation des rapports ministériels sur le
rendement 2004-2005 du Secrétariat du Conseil du Trésor :
- Il respecte les exigences de production des rapports;
- Il s'appuie sur la structure des secteurs d'activités approuvée;
- Il fournit une information cohérente, complète, équilibrée
et exacte;
- Il sert de fondement à la reddition de comptes sur les résultats obtenus
au moyen des ressources et des pouvoirs accordés;
- Il rend compte des finances, en fonction des chiffres ayant été approuvés,
fournis dans le Budget des dépenses et dans les Comptes publics du Canada.
Nom : __________________________
Titre : ___________________________
Date : ___________________________
C. Information sommaire
Raison d'être de l'organisme et résultat stratégique
Les Canadiens accordent beaucoup d'importance à la nature démocratique
des actions des ministères et organismes de leur gouvernement fédéral
et au respect de la primauté du droit par ces mêmes ministères
et organismes. Ils accordent une importance toute particulière aux programmes
qui ont une incidence directe significative sur la liberté, la santé,
la sécurité et les droits de la personne de tous les citoyens, y compris
ceux faisant partie des segments les plus vulnérables de notre société.
Les délinquants canadiens sous responsabilité fédérale
confiés aux soins et au contrôle du Service correctionnel du Canada
(SCC) font partie de
ce groupe. La population du Canada souhaite que le gouvernement fédéral,
dans l'exercice des mécanismes régulateurs qui assurent la démocratie,
surveille de près son système correctionnel pour s'assurer qu'il est
juste, sûr, compatissant et efficace et que les problèmes cernés
sont tous réglés de façon opportune et raisonnable.
L'obligation de s'acquitter de cette responsabilité est à la fois
la raison d'être du Bureau de l'enquêteur correctionnel (BEC)
et le résultat stratégique qu'il tente d'atteindre au nom de tous
les Canadiens.
Ressources financières et humaines de l'organisme en 2004-2005
|
Bureau de l'enquêteur correctionnel
|
2004-2005
|
|
(milliers de $)
|
Budget princ. des dépenses
|
Dépenses prévues
|
Total des autorisations
|
Dépenses réelles
|
|
Dépenses de fonctionnement (Crédit 50)
|
|
Salaires
|
1,806
|
1,806
|
1,817
|
1,756
|
|
F et E
|
752
|
752
|
880
|
694
|
|
Total
|
2,558
|
2,558
|
2,697
|
2,450
|
|
Contributions au régime d'avantages sociaux des employés (crédit
5)
|
388
|
388
|
421
|
421
|
|
Grand total
|
2,946
|
2,946
|
3,118*
|
2,871
|
|
Équivalents temps plein
|
22
|
22
|
22
|
22
|
* La différence s'explique par les rajustements effectués à
la suite du Budget principal des dépenses, incluant le Budget supplémentaire
des dépenses, etc.
Sommaire du rendement au regard du résultat stratégique et des
priorités prévus dans le
RPP ministériel 2004-2005
Dans son Rapport sur les plans et les priorités 2004-2005 (RPP),
le BEC rappelle
essentiellement les trois priorités cernées au départ dans
son Plan général stratégique de janvier 2002. Ces priorités
vont de pair avec son modèle logique (voir la pièce 2.1
ci-dessous) et sont étroitement liées à la raison d'être
du BEC. Elles
sont également fondamentales à l'obtention du résultat stratégique
de notre activité de programme, soit le repérage et le règlement
de façon opportune et raisonnable des problèmes auxquels font face
les délinquants dans le système correctionnel fédéral.
Dans le cas des trois priorités, le
BEC est parvenu, non sans difficulté, à atteindre et
à certains égards dépasser les normes de rendement qui lui
avaient été fixées. Ces priorités sont exposées
ci-dessous de même que le sommaire du rendement du
BEC. Nous invitons le lecteur à se rendre à la section
II ci-dessous, pour de plus amples renseignements.
1. Fréquence optimale des visites dans les établissements
Les enquêteurs du BEC
ont passé un nombre record de 427 jours dans les pénitenciers fédéraux
et ils ont effectué 2 486 entrevues, comparativement à 409 jours et
à 2 517 entrevues au cours du dernier exercice.
La diminution du nombre de délinquants interviewés de façon
individuelle en dépit du nombre accru de jours passés dans les établissements
va de pair avec le rendement antérieur du
BEC et elle témoigne de l'adoption graduelle d'une façon
d'aborder les problèmes des délinquants plus globale et plus prévoyante.
Les enquêteurs du BEC
consacrent de plus en plus de temps et de ressources à rencontrer, à
conseiller et à informer les groupes de délinquants, et les gestionnaires
et les employés des établissements du
SCC.
En dernière analyse, la plus grande accessibilité du
BEC a permis de cerner et de régler de façon plus opportune,
efficiente, efficace et raisonnable les domaines de préoccupation individuels
et systémiques.
2. Services spécialisés aux délinquantes et aux délinquants
autochtones
Nous avons créé dans notre structure organisationnelle un poste spécialisé
de coordonnatrice des questions relatives aux délinquantes, au cours de l'exercice
2002-2003.
En outre, notre Bureau a été en mesure de continuer d'appliquer aux
femmes un processus d'enquête complet, objectif, opportun et sensible aux
cultures et à la spécificité des femmes. Notre coordonnatrice
s'est efforcée de donner des conseils et une orientation au cours de contacts
directs auprès de délinquantes et de groupes de délinquantes,
en ce qui concerne les politiques et les façons de faire du Service. Grâce
à elle, les délinquantes entretiennent maintenant de meilleurs rapports
avec le SCC et parviennent
mieux à régler leurs problèmes.
Bien qu'au cours de l'exercice 2004-2005, le
BEC ait continué d'amener le
SCC à déterminer et à régler les plaintes
individuelles de délinquantes, il a moins bien réussi à amener
le SCC à régler
un certain nombre de domaines de problèmes systémiques persistants.
Le BEC continue
d'entretenir des préoccupations quant à la réaction du SCC à ses interventions
et à ses recommandations relativement à toute une gamme de questions,
notamment l'existence de pratiques discriminatoires en matière de classement
de sécurité, d'isolement préventif et d'accès aux programmes,
de même que le peu de soutien et de locaux offerts à ses détenus
après leur libération, en particulier dans le cas des délinquantes
autochtones dans leurs collectivités d'attache.
Sur une note positive, l'exercice 2004-2005 a été marqué par
la fermeture de la dernière unité pour femmes dans un établissement
pour hommes. Les établissements pour femmes examinent maintenant les détenues
récemment admises purgeant une peine à perpétuité et
forcées de passer les deux premières années d'emprisonnement
dans un établissement à sécurité maximale, pour déterminer
s'il est possible de réévaluer à la baisse leur niveau de sécurité.
En dernier lieu, le SCC
a nommé des maîtres d'ouvre dans chaque établissement pour s'assurer
que les femmes sont au courant des services offerts par le Pavillon de ressourcement
Okimaw Ohci, afin d'aider celles qui le veulent à demander un transfèrement
à cet établissement. On espère ainsi mieux faire connaître
le pavillon dans la population des délinquantes et ainsi faciliter l'accès
des délinquantes autochtones aux programmes s'adressant spécifiquement
aux Autochtones.
Même si nous avons créé dans notre structure organisationnelle
un poste de coordonnateur des questions autochtones au cours de 2002-2003, le départ
du titulaire en congé de maladie en janvier 2004 a obligé les autres
membres de l'équipe de gestion supérieure du
BEC et, à compter d'octobre 2004, un coordonnateur intérimaire
à s'acquitter de ses tâches. L'absence d'un coordonnateur à
temps plein pendant la majeure partie de l'exercice 2004-2005 a imposé une
charge supplémentaire aux ressources déjà limitées du
BEC et, pour
empêcher que cela ait des effets permanents sur l'intégrité
du programme, le BEC
a entrepris des discussions avec le Ministère et avec le Conseil du Trésor
pour obtenir des fonds additionnels.
Tout au long de l'exercice 2004-2005, le
BEC a appliqué aux délinquants autochtones un processus
d'enquête complet, objectif, opportun et sensible à leurs particularités
culturelles. Le Bureau de l'enquêteur correctionnel a privilégié
les contacts directs avec des délinquants, des groupes de délinquants
autochtones et un large éventail de personnes (aînés autochtones,
agents de liaison autochtones) et organismes engagés dans les services correctionnels
pour Autochtones.
Tout comme pour les délinquantes, au cours de cet exercice, le
BEC a réussi à amener le
SCC à résoudre surtout des questions autochtones
individuelles plutôt que des problèmes systémiques et permanents.
La réticence du Service à donner suite à nos recommandations
au sujet de la nomination d'un sous-commissaire pour les Autochtones et de l'examen
indépendant de ses politiques et de ses outils d'évaluation fait en
sorte que les problèmes systémiques ne sont toujours pas réglés.
Les obstacles discriminatoires à la mise en liberté sous condition
opportune déjà identifiés par le
BEC, notamment le classement selon le niveau de sécurité
et l'accès aux programmes, demeurent, et nous continuerons de les dénoncer.
Sur une note positive, le SCC
a entrepris d'examiner ses programmes à l'intention des délinquants
autochtones, métis et inuits. Le
SCC a aussi multiplié ses contacts avec les organismes autochtones
et il leur a demandé conseil, notamment en ce qui a trait à la mise
en oeuvre d'initiatives communautaires efficaces. Il en est résulté
la mise en ouvre d'un nombre limité de programmes pilotes autochtones et
d'ententes sur les conditions de logement spécialisé, telles que des
ententes de partenariat avec des comités autochtones pour la supervision
et les soins aux délinquants autochtones.
3. Examen et suivi des enquêtes en vertu de l'art. 19 et des enregistrements
sur bande vidéo en cas de recours à la force
À l'approche de la fin de l'exercice 2003-2004, le Service a adopté
de nouvelles normes à la suite des recommandations du
BEC dans le but d'accélérer son processus d'enquête
dans les cas d'incidents entraînant le décès de délinquants
ou des blessures graves.
Le BEC a surveillé
le respect de ces normes révisées par le
SCC tout au long de 2004-2005. Cependant, en dépit d'interventions
et de recommandations de mesures correctrices, il n'en a pas moins continué
de constater des délais inacceptables tant au début (lancement des
enquêtes, constitution des comités) qu'à la fin (présentation
du rapport au Comité de direction du Service) de son processus d'enquête
en vertu de l'art. 19, et en a informé le
SCC. Conformément au résultat stratégique visé
concernant le repérage et le règlement opportuns des problèmes
vécus par les délinquants, le
BEC continuera de presser le
SCC d'éliminer les retards dans son processus d'enquête
en vertu de l'art. 19.
Dans le domaine du recours à la force, le
BEC a continué de participer aux discussions avec les fonctionnaires
du SCC aux niveaux régional
et national, et à la formation continue sur le recours à la force,
donnée aux employés des établissements du
SCC. La surveillance du
BEC du recours à la force exercé contre des délinquants
au cours de la période visée par ce rapport lui permet de conclure
que les gestionnaires et le personnel du
SCC de tous les niveaux respectent de plus en plus les politiques
et les procédures établies. En dernier lieu, le
BEC continue de collaborer avec le
SCC à l'amélioration des politiques et des procédures
de recours à la force en ce qui concerne les interventions auprès
des détenus souffrant de problèmes de santé mentale.
D. Rendement ministériel global
La prestation de services correctionnels est une tâche difficile, et parfois
ingrate, mais elle est essentielle au système de justice pénale du
Canada. Le mandat du SCC
consiste à gérer les peines imposées aux délinquants
par les tribunaux en respectant la législation pertinente, les droits individuels
de la personne et les droits collectifs, tout en accordant la primauté à
la protection du public. Les Canadiens s'attendent à ce que leur système
correctionnel offre aux délinquants des conditions de détention sécuritaires
et humaines et favorise leur réinsertion sociale.
La fonction première de l'enquêteur correctionnel à titre d'ombudsman
pour les délinquants sous responsabilité fédérale est
de faire enquête et de s'assurer que l'on donne suite aux plaintes des délinquants.
Il a également l'obligation d'examiner les politiques et les pratiques du
Service correctionnel donnant lieu aux plaintes afin de cerner les lacunes systémiques
et d'y apporter des correctifs; il doit en outre faire des recommandations en ce
sens. Un tel observateur indépendant favorise l'adoption de pratiques correctionnelles
respectueuses de la primauté du droit et rassure le public sur le système
correctionnel.
À l'instar de plusieurs autres organismes de surveillance, nous exerçons
cette fonction au moyen de ressources limitées et nous faisons face à
une demande de services incessante. L'an dernier, le Bureau s'est occupé
de tout près de 8 000 plaintes de la part de délinquants. Les enquêteurs
du BEC ont
passé plus de 400 jours ouvrables dans les pénitenciers fédéraux,
interviewé 2 500 délinquants et rencontré régulièrement
des organismes de détenus dans chaque établissement du pays. De plus,
ils se sont penchés sur une multitude de domaines de préoccupations
systémiques de façon continue en collaboration avec les hauts fonctionnaires
des services correctionnels dans les établissements et aux échelles
régionale et nationale du Service.
Aux questions habituelles liées aux charges de travail exigeantes s'ajoutent
les caractéristiques particulières de l'environnement des services
correctionnels et du public que nous servons. La méfiance est grande entre
les personnes se trouvant de chaque côté des barreaux des prisons.
Les sujets de préoccupation soulevés dans les plaintes ont souvent
des incidences immédiates et continues et, dans plusieurs cas, ont trait
à des questions liées aux droits, à la liberté et à
la sécurité personnelle. Les éléments défavorisés
de notre société, les membres de minorités, les personnes ayant
des problèmes de santé mentale et les pauvres sont fortement surreprésentés
dans nos pénitenciers. Le public comprend peu le processus correctionnel
et, en tant que groupe, les délinquants sous responsabilité fédérale
obtiennent peu de soutien de la part du public.
Ces facteurs posent un défi à la façon habituelle de l'ombudsman
d'intervenir en vue du règlement des divers problèmes. Dans le milieu
correctionnel, les mécanismes internes officiels de recours sont perçus
avec suspicion par les délinquants et, en l'absence de l'intervention de
tiers, on parvient rarement à des règlements à l'amiable. Un
nombre important de plaintes exigent une intervention rapide et ne permettent pas
une enquête approfondie suivie de conclusions et de recommandations officielles;
elles exigent une intervention et une réaction immédiates. La diversité
de la population des détenus exige l'adoption de perspectives différentes,
par exemple en ce qui concerne les préoccupations relatives aux délinquants
autochtones et aux délinquantes. Les rapports publics concernant les problèmes
non réglés, destinés à attirer l'attention sur les injustices
ou les pratiques iniques, ne donnent pas toujours, vu la perception du public de
la population des délinquants, les résultats souhaités.
L'élément clé permettant de relever ces défis, en plus
de la grande compétence et du dévouement de l'effectif, est la nécessité
d'être accessibles à la population des délinquants et sensibles
à sa situation. La mise en oeuvre de notre Plan général stratégique
en 2002-2003 et les perfectionnements subséquents ont permis un certain nombre
de rectifications importantes à nos opérations.
Sur le plan extérieur, le Bureau a considérablement multiplié
ses activités de communication à l'intention des intervenants du système
de la justice pénale et ses activités d'éducation à
l'intention du public. Les gestionnaires et les employés du
BEC ont établi des liens avec les diverses parties intéressées
et ont diffusé de l'information sur le mandat, le rôle et les responsabilités
de l'organisme, grâce à des réunions, des séminaires
et des conférences, aux niveaux local, provincial, national et international.
À l'interne, le Bureau a intensifié sa formation et élaboré
des documents de référence mieux ciblés à l'intention
de son personnel de la réception des plaintes, afin que les plaintes des
délinquants pouvant être réglées grâce à
de l'information, à de l'aide ou au moyen d'un renvoi le soient de façon
opportune. On a offert un numéro sans frais 24 heures sur 24 qui s'est révélé
un outil précieux en cas de plaintes de nature urgente. Nous avons en outre
multiplié la fréquence de nos visites dans les établissements
et formalisé nos réunions avec des organisations de délinquants,
telles que les comités des détenus, les fraternités d'Autochtones,
les associations de détenus de race noire et les groupes de détenus
condamnés à perpétuité.
Nous avons restructuré notre processus d'information des directeurs d'établissement
à la fin des visites aux établissements, pour nous assurer que les
préoccupations auxquelles on peut s'attaquer immédiatement sont réglées
en temps opportun. Nous avons déterminé des sujets d'inquiétude
précis, que les enquêteurs examinent avec les gestionnaires de l'établissement
au cours de chaque visite. Ces sujets d'inquiétude sont l'ensemble des questions
souvent soulevées dans les plaintes et les préoccupations liées
aux droits et aux libertés, tels que l'isolement, le processus interne de
griefs et les transfèrements non sollicités.
Le Bureau a aussi créé deux postes dont les titulaires assurent la
coordination des questions liées aux Autochtones et aux délinquantes.
Ces coordonnateurs ont, en plus d'examiner les plaintes individuelles et systémiques,
maintenu une liaison continue avec les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux
qui oeuvrent dans les domaines des droits des Autochtones et des femmes et de la
justice pénale. Ces rapports sont importants pour nous assurer que la position
du Bureau sur ses enjeux est à la fois bien documentée et fondée
sur de solides assises.
Un certain nombre d'autres initiatives liées directement à notre processus
d'enquête ont été entreprises. En plus de s'être occupé
d'un processus d'examen annuel d'un millier d'incidents, le coordonnateur du recours
à la force a élaboré une façon de procéder en
consultation avec les gestionnaires régionaux et nationaux du Service, grâce
à laquelle il leur est maintenant possible d'analyser les incidents de recours
à la force selon des paramètres plus constants. Nous avons lancé
à l'échelle nationale un processus ciblant des aspects plus précis,
pour nous assurer que le Service tient davantage compte de la position du Bureau
sur les aspects ayant une incidence directe sur les droits des détenus lorsqu'il
élabore ses politiques et procède à ses examens. Le Bureau
a aussi donné plus de poids à ses structures de consultation et de
rapports à l'échelon régional et national, pour s'assurer que
les questions non réglées et persistantes sont soumises à l'attention
de la haute direction du Service en temps opportun et sont suivies d'une action
qui favorise un règlement efficace.
Pour terminer, rappelons que le but ultime de toutes les actions ci-dessus est d'en
arriver au résultat stratégique du
BEC, soit faire en sorte que les plaintes des délinquants dans
le système correctionnel fédéral soient cernées et réglées
de façon opportune et raisonnable. Ce faisant, le
BEC est convaincu qu'il y va tant de l'intérêt des délinquants
que de celui de la société que la réinsertion sociale se fasse
dans des circonstances qui offrent les meilleures conditions pour la transformation
des anciens détenus en des citoyens tout à fait respectueux des lois.
Dans ce sens, l'action du
BEC concorde avec celle du gouvernement dont le but stratégique
plus général est d'assurer que les collectivités sont sûres[1].
À un autre niveau, les démarches du
BEC en vue d'améliorer le traitement correctionnel offert aux
délinquants autochtones et aux délinquantes, de même que sa
défense d'une vaste gamme de questions liées aux droits de la personne,
s'inscrivent dans le résultat global que vise le gouvernement du Canada d'assurer
la diversité à titre de valeur fondamentale canadienne et l'existence
de collectivités autochtones en
santé [1].
[1] (1,2) Conseil du
Trésor du Canada, Le Rendement du Canada, rapport annuel au Parlement 2004
(rapport du Président), section III et section IV.
Section II : Analyse par résultat stratégique
Le modèle logique ci-dessous fait ressortir les méthodes que privilégie
le BEC pour
fournir les services lui permettant de réaliser son mandat et d'atteindre
son résultat stratégique consistant à cerner et à régler
de façon rapide et raisonnable les problèmes vécus par les
délinquants sous responsabilité fédérale.
Le modèle logique établit les liens entre les activités du
programme du BEC
et la réalisation des résultats. Il précise les activités
qui composent son programme et la séquence des résultats attendus
à la suite de ces activités.
2.1 Modèle logique du
BEC
La fonction principale de l'enquêteur correctionnel est de mener des enquêtes
indépendantes et d'essayer de trouver une solution aux plaintes individuelles
des délinquants. Le Bureau a aussi la responsabilité de procéder
à un examen et de formuler des recommandations sur les politiques et les
procédures du Service en ce qui concerne les domaines de plaintes individuelles,
afin de s'assurer que les sujets systémiques de plaintes sont repérés
et traités de façon appropriée.
Le rapport annuel de cette année, que l'on trouvera sur notre site Web
(www.oci-bec.gc.ca) dès son dépôt
au Parlement, contient des observations et des recommandations précises relativement
à questions telles que la situation des délinquantes, les délinquants
autochtones, les services de santé mentale, l'examen des griefs des détenus,
les allégations de harcèlement et d'inconduite du personnel. Cette
façon de faire vise à donner au public canadien l'assurance que l'on
prend des mesures relativement aux sujets d'inquiétudes liés aux services
correctionnels.
Toutes les plaintes reçues par le Bureau sont examinées et font l'objet
d'une enquête préliminaire pour bien comprendre le problème
en cause. Après cet examen initial, s'il est déterminé que
le domaine de la plainte n'est pas du ressort du Bureau, on indique au plaignant
la voie de recours appropriée et, si c'est nécessaire, la façon
d'y accéder.
Pour les cas qui font partie du mandat du Bureau, diverses options sont examinées
pour que le plaignant puisse trouver une solution à ses préoccupations.
Parfois, il s'agit de fournir une explication sur les politiques et les procédures
du Service relativement au domaine de la plainte. Dans d'autres cas, le délinquant
est directement renvoyé au personnel du
SCC ou à un mécanisme de recours interne, tel que le
processus d'examen des griefs des détenus.
Il y a cependant un nombre important d'autres questions plus difficiles soulevées
dans les plaintes, dont le règlement exige de nombreuses demandes de renseignements
ou une enquête longue et complexe de la part du
BEC. On trouvera à la section de notre rapport annuel consacrée
aux statistiques, les détails sur les plaintes reçues et la façon
dont elles ont été réglées.
En plus de répondre aux plaintes individuelles, le Bureau rencontre régulièrement
les membres de comités de détenus et d'autres organisations de détenus.
Nous faisons deux fois par année des visites annoncées dans chacun
des établissements, au cours desquelles l'enquêteur peut rencontrer
tout détenu ou tout groupe de détenus.
Du 1er avril 2004 au 31 mars 2005, le Bureau a reçu 7 696 plaintes
de la part de détenus ou en leur nom, comparativement à 6 892 et à
6 988 en 2003-2004 et en 2002-2003, respectivement. Les enquêteurs du BEC ont passé
427 jours dans les établissements fédéraux, comparativement
à 409 jours et à 373 jours au cours des deux exercices précédents
et ils ont effectué 2 486 entrevues, comparativement à 2 517 et à
2 451 pour les deux périodes visées antérieures.
Au-delà de la nature cyclique de la demande de nos services, la diminution
du nombre d'entrevues individuelles par rapport aux jours passés en établissement
témoigne de l'adoption graduelle par le
BEC d'une perspective plus systémique et plus préventive
des problèmes des délinquants. Les enquêteurs du
BEC passent de plus en plus de temps au cours de leurs visites en
établissement à rencontrer, à conseiller et à informer
les groupes de délinquants, et les gestionnaires et le personnel du SCC.
Afin de se conformer aux recommandations de la Commission Arbour[2], le Bureau a examiné 794 bandes vidéo
d'interventions par les équipes pénitentiaires d'intervention en cas
d'urgence (EPIU) et d'autres documents relatifs au recours à la force, comparativement
à 863 au cours de l'exercice précédent et à 1 127 en
2002-2003.
Par ailleurs, tout au long de l'exercice visé par le rapport, le BEC a constaté
que, conformément à son modèle logique, ses recommandations
ont contribué aux améliorations aux politiques, procédures
et pratiques du Service correctionnel au regard du recours à la force. Cela
se traduit entre autres par la diminution du nombre d'incidents où l'on a
dû recourir à la force.
Parmi ces améliorations, mentionnons d'autres révisions aux directives
concernant le recours à la force et, en particulier, à l'égard
des délinquants souffrant de problèmes de santé mentale. Il
convient en outre de souligner l'amélioration générale de l'observation
des directives actuelles, de même que l'amélioration qu'a permis d'apporter
la meilleure formation donnée par le
SCC, en partie en réponse au signalement continu par le BEC du non-respect
des directives au cours d'incidents entraînant le recours à la force.
Nous soulignons à l'intention des lecteurs pour qui le domaine correctionnel
est moins familier que les recommandations du
BEC visent à faire en sorte que le recours à la force
contre les détenus ne soit ni excessif ni injustifié et qu'il soit
dûment documenté s'il survient, de sorte que l'ensemble du processus
soit connu de tous et transparent. Cet objectif va de pair, non seulement, avec
le résultat stratégique visé dans notre modèle logique,
mais également avec les valeurs et les attentes légitimes des Canadiens
quant au traitement équitable et humain des détenus.
Au cours de la période visée par le présent rapport, le BEC a examiné
74 rapports d'enquête aux fins de l'art. 19 effectués par le Service
correctionnel du Canada (SCC).
Le BEC se préoccupait
particulièrement du respect par le
SCC des normes de rapidité et d'intervention qu'il avait adoptées
à la suite des recommandations du
BEC à la fin de l'exercice antérieur.
Au cours de 2004-2005, le
BEC n'a cessé, malgré ses interventions et ses recommandations
de mesures de correction, de constater de longs retards inacceptables, tant au début
(lancement des enquêtes, constitution des comités) qu'à la fin
(présentation du rapport au Comité de direction du Service) de son
processus d'enquête en vertu de l'art. 19, et il les a portés à
l'attention du SCC.
Conformément au résultat stratégique visé concernant
le repérage et le règlement opportuns des problèmes vécus
par les délinquants, le
BEC continuera de suivre de près la qualité et la rapidité
des enquêtes du SCC
en vertu de l'art. 19 et pressera le
SCC de faire en sorte que son processus d'enquête se déroule
sans retards. Ces préoccupations sont directement liées aux préoccupations
antérieures et actuelles du
BEC au sujet de la violence dans les établissements et des
effets nuisibles de cette violence sur la qualité globale et l'efficacité
du traitement correctionnel offert par le
SCC aux Canadiens incarcérés.
En dernière analyse, les activités, les extrants et les résultats
du Bureau vont de pair avec son modèle logique et avec le mandat que lui
confère la loi. Tout en tenant dûment compte des exigences d'administration
efficace, efficiente et prudente des ressources publiques, le Bureau a contribué
à rendre le traitement correctionnel des délinquants sous responsabilité
fédérale encore plus sûr, plus humain, plus équitable
et plus efficace qu'auparavant.
Le Bureau concourt aussi à la sécurité de l'ensemble des collectivités
en aidant à faire en sorte que les délinquants sous responsabilité
fédérale libérés soient non seulement traités
de façon juste et compatissante, mais également qu'ils reçoivent
l'aide nécessaire pour leur permettre de devenir des citoyens respectueux
des lois. Ses services spécialisés aux délinquantes et aux
délinquants autochtones, de même que les très nombreuses questions
des droits de la personne qu'il défend, s'inscrivent tout à fait dans
la perspective des grands résultats stratégiques que vise le gouvernement,
notamment la diversité (une valeur canadienne fondamentale) et l'existence
de collectivités autochtones saines. Les Canadiens et leurs représentants
élus constateront avec satisfaction comment le
BEC a administré et affecté ses crédits budgétaires
dans toutes les activités incluses dans son programme.
Le tableau qui suit présente les dépenses prévues dans son
Rapport sur les plans et les priorités 2004-2005 (RPP),
les dépenses prévues révisées à la suite de l'adoption
de l'Architecture des activités des programmes (AAP)
à l'intérieur de la Structure de gestion des ressources et des résultats
(SGRR),
et les dépenses réelles au cours de 2004-2005.
[2] L'Honorable Louise Arbour, Commission d'enquête
sur certaines événements survenus à la Prison des femmes de
Kingston, 1996.
2.2 Dépenses prévues dans le
RPP-AAP
et dépenses réelles, pour 2004-2005
|
(milliers de $)
|
Budget principal des dépenses
|
Total des autorisations
|
|
Salaires
|
1,806
|
1,817
|
|
F et E
|
752
|
880
|
|
Total
|
2,558
|
2,697
|
|
Activité de programme
|
(milliers de $)
|
Dépenses prévues (RPP)
|
Dépenses prévues (AAP)
|
Dépenses réelles
|
|
Surveillance des opérations correctionnelles
|
Salaires
|
1,506
|
1,506
|
1,536
|
|
F et E
|
752
|
625
|
540
|
|
Total
|
2,558
|
2,131*
|
2,076*
|
|
Sous-activité de programme
|
(milliers de $)
|
Dépenses prévues (RPP)
|
Dépenses prévues (AAP)
|
Dépenses réelles
|
|
Plaintes individuelles des délinquants
|
Salaires
|
740
|
770
|
800
|
|
F et E
|
455
|
334
|
281
|
|
Total
|
1,195
|
1,104
|
1,081
|
|
|
|
Plaintes systémiques des délinquants
|
Salaires
|
340
|
416
|
506
|
|
F et E
|
80
|
178
|
179
|
|
Total
|
420
|
594
|
685
|
|
|
|
Questions liées au mandat
|
Salaires
|
200
|
140
|
115
|
|
F et E
|
30
|
31
|
20
|
|
Total
|
230
|
171
|
135
|
|
|
|
Problèmes particuliers visés
|
Salaires
|
226
|
180
|
115
|
|
F et E
|
80
|
82
|
60
|
|
Total
|
306
|
262
|
175
|
|
|
|
Questions administratives
|
Salaires
|
300
|
300
|
220
|
|
F et E
|
107
|
127
|
154
|
|
Total
|
407
|
427
|
374
|
* Exclut les dépenses liées aux affaires administratives.
Section III : Renseignements supplémentaires
A. Renseignements concernant l'organisation
3.1 Mandat
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel a été établi en
1973 en vertu de la partie II de la Loi sur les enquêtes. Cette assise
légale a été modifiée en novembre 1992, à la
suite de la promulgation de la partie III de la Loi sur le système correctionnel
et la mise en liberté sous condition. Le mandat de l'enquêteur
correctionnel, tel que défini par cette loi, est d'agir comme ombudsman pour
les délinquants sous responsabilité fédérale. Le Bureau
de l'enquêteur correctionnel est indépendant du Service correctionnel
du Canada; il peut ouvrir une enquête par suite d'une plainte présentée
par un délinquant ou en son nom, à la demande du ministre ou de sa
propre initiative. L'enquêteur correctionnel est tenu de par la loi de présenter
un rapport annuel par l'entremise du ministre de Sécurité publique
et Protection civile Canada, aux deux chambres du Parlement.
3.2 Énoncé de mission
En tant qu'ombudsman des prisons fédérales du Canada chargé
de surveiller les services correctionnels fédéraux, l'enquêteur
correctionnel contribue à la sécurité publique et à
la défense des droits de la personne en effectuant des examens indépendants
et opportuns des plaintes déposées par les délinquants. L'enquêteur
correctionnel formule des recommandations qui permettent la mise sur pied et le
maintien d'un système correctionnel fédéral responsable qui
soit équitable, compatissant et efficace.
3.3 Secteur d'activités et ressources
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel (BEC)
s'occupe d'un secteur d'activités décrit à l'article 167 de
la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition
(LSCMLC),
qui consiste à mener des enquêtes sur les problèmes des délinquants
liés aux décisions, recommandations, actes ou omissions qui proviennent
du commissaire du Service correctionnel du Canada ou d'une personne sous son autorité
ou exerçant des fonctions en son nom qui affectent les délinquants
individuellement ou en groupe.
De plus, l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en
liberté sous condition exige implicitement que l'enquêteur
correctionnel examine toutes les enquêtes effectuées par le Service
correctionnel du Canada en cas de décès ou de blessure grave d'un
détenu. Le BEC
est aussi tenu de mener ce genre d'enquêtes en cas d'intervention ayant exigé
le recours à la force, conformément aux recommandations découlant
de la Commission Arbour.
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel est dirigé par l'enquêteur
correctionnel qui rend compte au Parlement par l'entremise du ministre de Sécurité
publique et Protection civile Canada. Les ressources de l'organisme consistent en
22 équivalents temps plein, dont 17 affectés de façon immédiate
au travail quotidien entourant les plaintes des détenus, à titre d'agents
de réception des plaintes, de coordonnateurs ou de directeurs. Les ressources
totales se chiffrent à 3 118 000 $ pour l'exercice 2004-2005.
Pièce 3.1 - Organigramme du
BEC
B. Aperçu du rendement financier
Tableau 1 : Comparaison des dépenses prévues et réelles (incl.
les ETP)
|
|
2002-03
Réelles
|
2003-04
Réelles
|
2004-2005
|
|
(milliers de $)
|
Budget principal des dépenses
|
Dépenses prévues
|
Total des autorisations
|
Réelles
|
|
Bureau de l'enquêteur correctionnel
|
3,076
|
2,790
|
2,946
|
2,946
|
3,118
|
2,871
|
|
Total
|
3,076
|
2,790
|
2,946
|
2,946
|
3,118
|
2,871
|
|
|
|
Total
|
3,076
|
2,790
|
2,946
|
2,946
|
3,118
|
2,871
|
|
Moins : Recettes non disponibles
|
---
|
---
|
---
|
---
|
---
|
---
|
|
Plus : Coût des services reçus gratuitement*
|
233
|
256
|
258
|
258
|
258
|
258
|
|
Coût net du ministère
|
3,309
|
3,046
|
3,204
|
3,204
|
3,376
|
3,129
|
|
|
|
Équivalents temps plein
|
27
|
22
|
22
|
22
|
22
|
22
|
Tableau 2 : Utilisation des ressources par secteurs d'activités (ou par activités
de programme)
|
2004-2005
|
|
Secteurs d'activités - SC
(ou activités de programme -
AP)
|
Budget
|
Plus : Non budgétaires
|
Total
|
Fonctionne-
ment
|
Total : Dépenses budgétaires brutes
|
Moins : Recettes disponibles
|
Total : Dépenses budgétaires nettes
|
Prêts, investis-
sements et avances
|
|
Budget principal des dépenses
|
2,946
|
2,946
|
---
|
2,946
|
---
|
2,946
|
|
Dépenses prévuesg
|
2,946
|
2,946
|
---
|
2,946
|
---
|
2,946
|
|
Total des autorisations
|
3,118
|
3,118
|
---
|
3,118
|
---
|
3,118
|
|
Dépenses réelles
|
2,871
|
2,871
|
---
|
2,871
|
---
|
2,871
|
Tableau 3 : Postes votés et législatifs
|
|
|
2004-2005
|
|
Poste voté ou législatif
|
Libellé tronqué pour le poste voté
ou législatif
|
Budget principal des dépenses
|
Dépenses prévues
|
Total des autorisations
|
Réelles
|
|
50
|
Dépenses de fonctionnement
|
2,558
|
2,558
|
2,697
|
2,450
|
|
(5)
|
Contributions au régime d'avantages sociaux des employés
|
388
|
388
|
421
|
421
|
|
|
Total
|
2,946
|
2,946
|
3,118
|
2,871
|
Tableau 4 : Coût net du ministère
|
(milliers de $)
|
2004-2005
|
|
Total des dépenses réelles
|
2,871
|
|
Plus : Services reçus gratuitement
|
---
|
|
Locaux fournis par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC)
|
258
|
|
|
|
|
Moins : Recettes non disponibles
|
---
|
|
Coût net du ministère pour 2004-2005
|
3,129
|
Tableau 5 : Politiques sur les déplacements
Position du BEC
:
Le
BEC suit
et applique les paramètres de la politique du
SCT en matière de déplacements.
Section IV : Autres sujets d'intérêt
A. Gouvernement en direct
Site Web : http://www.oci-bec.gc.ca
Courriel : org@oci-bec.gc.ca
B. Lois et règlements
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition,
Lois du Canada 1992, partie 3
C. Rapports et documents de travail
Document de discussion du
BEC :
- Changement d'orbite - Les droits de la personne, l'examen indépendant
et la responsabilisation au sein du système correctionnel canadien
(http://www.oci-bec.gc.ca)
- Rapport sur les plans et les priorités du
BEC, Budget des dépenses 2000-2001 au Budget des dépenses
2005-2006 (http://www.oci-bec.gc.ca)
- Commission canadienne des droits de la personne (rapport spécial) - Protégeons
leurs droits : Examen systémique des droits de la personne dans les services
correctionnels destinés aux femmes purgeant une peine de ressort fédéral
(2003) (http://www.chrc-ccdp.ca)
- Réponse de l'Enquêteur correctionnel au document de consultation -
Rapport spécial sur la situation des délinquantes sous responsabilité
fédérale - de la Commission canadienne des droits de la personne (http://www.oci-bec.gc.ca)
- Conseil du Trésor du Canada, Le Rendement du Canada, Rapport annuel
au Parlement (Rapport du Président), 2004 (http://www.tbs-sct.gc.ca)
D. Références
B.P. 3421
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6L4
B.P. 3421
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6L4
Coordonnateur, Services corporatifs et planification
B.P. 3421
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6L4