BUREAU DE L'ENQUÊTEUR CORRECTIONNEL
RAPPORT SUR LE RENDEMENT
Pour la période
se terminant
le 31 mars 2003
Wayne Easter
Solliciteur général du Canada
TABLE DES MATIÈRES
Section I : Message
1.1 Message de l'enquêteur correctionnel
Section II : Rendement de l'organisme
2.1 Mandat
2.2 Énoncé de mission
2.3 Secteur d'activité et ressources
2.4 Organigramme
2.5 Contextes sociétal et opérationnel
2.6 Modèle logique du
BEC
2.7 Mise en oeuvre du Plan général stratégique du
BEC
2.8 Réalisations en matière de rendement
Annexe A : Aperçu du rendement financier
Tableau financier 1
Tableau financier 2
Tableau financier 3
Annexe B : Autres informations
i) Personnes ressources pour d'autres informations
ii) Site Web de l'organisme
iii) Adresse électronique de l'organisme
iv) Lois appliquées et règlements connexes
v) Rapports prévus par la loi et autres rapports
Section I : Message
1.1 Message de l'enquêteur correctionnel
J'ai un mandat d'ombudsman dans le cadre du régime correctionnel fédéral.
Je crois fermement que les Canadiens attachent une grande importance à la
surveillance rigoureuse et responsable des opérations correctionnelles. Ils
s'attendent à ce que le système correctionnel soit juste, équitable,
humain, raisonnable et efficace. Toutes nos actions tendent vers ce résultat
stratégique. C'est notre raison d'être.
L'année écoulée s'est révélée particulièrement
productive et ardue pour le Bureau de l'enquêteur correctionnel (BEC).
Nous avons effectué la mise en oeuvre complète du Plan général
stratégique que nous avons adopté en janvier 2002. Cette réalisation
traduit le respect inébranlable du
BEC pour le nouveau cadre de gestion, Des résultats pour les Canadiens
et les Canadiennes. Elle rejoint aussi l'engagement de longue date
du BEC envers
l'excellence dans la prestation de services, un comportement organisationnel professionnel
et éthique, la production de rapports fiables et utiles et l'engagement responsable
de dépenses.
La mise en oeuvre du plan a transformé en profondeur tous les aspects de
nos opérations. Elle a amélioré la qualité et la valeur
des services que nous assurons aux Canadiens, notamment aux délinquants autochtones
et aux femmes purgeant une peine de ressort fédéral. Le nombre élevé
de questions qui nous sont signalées par les délinquants ou en leur
nom nous préoccupe toujours, et nous continuerons à favoriser une
approche proactive, holistique et systémique.
Au cours des prochains mois, le bureau continuera à explorer de nouvelles
orientations stratégiques, s'efforçant activement d'améliorer
le traitement accordé aux jeunes délinquants et aux délinquants
âgés. Nous nous attendons à améliorer encore davantage
notre rendement par rapport à nos résultats stratégiques pour
produire ceux que les Canadiens méritent et qu'ils sont en droit d'exiger.
Les Canadiens reconnaissent de plus en plus que les collectivités dans lesquelles
ils vivent sont en fin de compte plus sûres et mieux protégées
lorsque les préoccupations des délinquants sont traitées de
façon juste, humaine et responsable. Le Bureau, en tant qu'ombudsman, a pleinement
l'intention de contribuer à assurer aux Canadiens qu'il en est bien ainsi
au sein de notre système correctionnel fédéral.
R.L. Stewart
Enquêteur correctionnel
Section II : Rendement de l'organisme
2.1 Mandat
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel a été établi en
1973 en vertu de la Partie II de la Loi sur les enquêtes. Cette base légale
a été modifiée en novembre 1992 avec la promulgation de la
Partie III de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous condition. Le mandat de l'enquêteur correctionnel, tel que défini
par cette Loi, est d'agir comme ombudsman pour les délinquants sous responsabilité
fédérale. Le Bureau de l'enquêteur correctionnel est indépendant
du Service correctionnel du Canada; il peut ouvrir une enquête par suite d'une
plainte présentée par un délinquant ou en son nom, à
la demande du ministre ou de sa propre initiative. L'enquêteur correctionnel
présente un rapport annuel, par l'entremise du solliciteur général,
aux deux chambres du Parlement.
2.2 Énoncé de mission
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel doit maintenir une voie de recours
accessible et indépendante pour les plaintes des délinquants et formuler
des recommandations en temps opportun au commissaire du Service correctionnel du
Canada et au solliciteur général sur les questions qui ont fait l'objet
de plaintes.
2.3 Secteur d'activité et ressources
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel n'a qu'un secteur d'activité
qui, comme il est détaillé à l'article 167 de la Loi sur le
système correctionnel et la mise en liberté sous condition,
est de mener des enquêtes sur les problèmes des délinquants
liés aux décisions, recommandations, actes ou omissions qui proviennent
de la commissaire du Service correctionnel ou d'une personne sous son autorité
ou exerçant des fonctions en son nom qui affectent les délinquants
individuellement ou en groupe.
De plus, l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en
liberté sous condition exige implicitement que l'enquêteur
correctionnel examine toutes les enquêtes effectuées par le Service
correctionnel du Canada en cas de décès ou de blessure grave d'un
délinquant. Conformément aux recommandations de la Commission Arbour,
le BEC surveille
également de la même façon les interventions des équipes
pénitentiaires d'intervention en cas d'urgence (EPIU).
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel est dirigé par l'enquêteur
correctionnel qui rend compte au Parlement par l'entremise du solliciteur général.
Les ressources de l'organisme consistent en 25 équivalents temps plein, dont
12 forment le personnel enquêteur. Les ressources totales s'élèvent
à 3,193,000 $ pour l'exercice 2002-2003.
2.4 Organigramme
Voici l'organigramme du BEC
prévu dans le Plan général stratégique adopté
officiellement le 15 janvier 2002.
Comme nous l'expliquerons, au cours de la période visée, le BEC a recruté
et conservé un effectif complet pour tous ses postes d'une durée indéterminée.
La stabilité de l'effectif du
BEC a été un élément essentiel de réussite,
non seulement en ce qui concerne la mise en oeuvre complète et opportune
du plan stratégique, mais aussi parce qu'elle a contribué à
améliorer la qualité des services que le
BEC offre aux Canadiens.
PIÈCE 1 - Organigramme du
BEC
2.5 Contextes sociétal et opérationnel
Le maintien d'un processus de surveillance indépendant et impartial dans
un milieu correctionnel, où le Bureau n'a pratiquement aucun contrôle
sur le nombre de plaintes ou l'ampleur des enquêtes requises, présente
un certain nombre de défis bien particuliers. D'abord, pour pouvoir régler
des différends dans un environnement qui, traditionnellement, ne fait l'objet
d'aucun examen public, et où autorités correctionnelles et détenus
éprouvent une vive méfiance compréhensible les uns envers les
autres, le BEC
doit non seulement être indépendant du
SCC et du Portefeuille ministériel, mais aussi être perçu
comme tel. Ensuite, étant donné que l'autorité du
BEC repose sur son pouvoir de persuasion et le fait que ses rapports
soient rendus publics, et non sur des recommandations exécutoires, il faut
absolument qu'il existe, aux niveaux administratif et politique, des mécanismes
permettant de s'assurer qu'on donne suite aux constatations du
BEC d'une manière juste, équitable, raisonnable et humaine,
et sans délai indu.
Ces dernières années, la modification des cadres législatif
et réglementaire a obligé le
BEC à étendre considérablement ses services.
La Commission d'enquête Arbour (1996) a souligné qu'il fallait continuer
de soutenir et de favoriser l'accomplissement du mandat dont la loi investit le
BEC parce que
ce dernier se trouve « dans une situation unique; il peut à la
fois faciliter la résolution de problèmes individuels et faire des
déclarations publiques sur les carences systémiques du Service ».
En 1997, le vérificateur général a signalé que l'une
des difficultés devant lesquelles se trouvait le
BEC à cette époque avait trait à son important
volume de travail. Depuis lors, le
BEC a appliqué les recommandations formulées par le
vérificateur général pour l'aider à gérer sa
charge de travail, qui étaient notamment de joindre ses efforts à
ceux du Service correctionnel pour améliorer le processus de règlement
des griefs des détenus et de fournir aux enquêteurs un meilleur manuel
de politiques et de procédures. Le vérificateur général
a également mentionné, toutefois, que la demande de services demeure
grande et incessante; non seulement le volume de travail ne cesse de croître,
mais les questions à traiter sont de plus en plus complexes.
En octobre 1999, le Bureau a signé un protocole d'entente avec le Service
correctionnel du Canada. Cet accord avait pour but d'aider les deux organismes à
traiter les plaintes des délinquants de façon objective, complète
et sans délai indu. En l'occurrence, la qualité et le caractère
opportun des décisions prises par le Service correctionnel, en réponse
aux constatations et recommandations du Bureau, resteront de la plus haute importance.
En 2000, le sous-comité sur la Loi sur le système correctionnel et
la mise en liberté sous condition du Comité permanent de
la justice et des droits de la personne a recommandé d'accroître le
budget du BEC
de manière que celui-ci puisse augmenter son personnel enquêteur et
couvrir les dépenses directement reliées à cette augmentation,
comme le matériel de bureau, les communications et les déplacements
nécessaires pour procéder aux enquêtes.
De plus, tout au long de l'année, le Bureau a rencontré, soit sur
une base individuelle ou lors de conférences, diverses associations nationales
ou internationales impliquées activement dans le domaine correctionnel ou
de la justice pénale, pour discuter de préoccupations mutuelles. Ces
liens mettent en évidence la valeur que le Bureau accorde à une approche
coopérative pour améliorer le système correctionnel conformément
aux attentes des Canadiens.
Le BEC ne prévoit
pas que la demande globale de services diminuera, ni que les questions qui lui sont
soumises deviendront moins complexes. L'environnement dans lequel le
BEC est appelé à fournir des résultats «pour
les Canadiens et les Canadiennes» continue d'être très exigeant
et de l'obliger à se montrer novateur et très rigoureux dans la prestation
des services.
Pour bien s'acquitter de sa tâche dans ce contexte, le
BEC s'est fixé trois objectifs prioritaires qu'il s'emploiera
à réaliser dans le cadre du Plan général stratégique,
adopté en janvier 1992. Les voici :
- Augmenter sa capacité de visiter des établissements à un niveau
qui convient à la population carcérale et aux Canadiens.
- Créer des postes de spécialiste pour s'occuper des questions touchant
les femmes purgeant une peine de ressort fédéral et les délinquants
autochtones.
- Accroître sa capacité de faire l'examen et le suivi des enquêtes,
aux termes de l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise
en liberté sous condition, ainsi que des enregistrements
vidéo des interventions où il y a recours à la force, conformément
aux recommandations de la commission Arbour.
Encore à l'étape exploratoire, et selon la disponibilité de
ressources supplémentaires, il y a deux autres activités prioritaires
:
- Offrir des services spécialisés aux jeunes délinquants incarcérés
dans des pénitenciers fédéraux.
- Offrir des services spécialisés aux délinquants âgés
(dont la proportion au sein de la population carcérale sous responsabilité
fédérale, qui est actuellement autour de 16 %, va en croissant).
Un aperçu des progrès accomplis en vue de réaliser ces objectifs
prioritaires, ainsi que des activités et des résultats, est présenté
aux sections 2.7 et 2.8. Notre Rapport annuel 2002-2003 renferme des renseignements
additionnels. Ce dernier sera affiché sur notre site web (www.oci-bec.gc.ca
), après avoir été déposé au Parlement.
2.6 Modèle logique du
BEC
Le modèle logique présenté ci-après indique comment
le BEC envisage
de fournir les services nécessaires pour favoriser l'accomplissement de son
mandat et remplir son engagement stratégique de prestation de services correctionnels
responsables, humains, justes et efficaces.
Le modèle logique montre la relation qui existe entre les activités
du programme du BEC
et l'atteinte des résultats visés. Il précise les activités
qui forment le programme du
BEC et la série de résultats escomptés de ces
activités.
PIÈCE 2 - Modèle logique du
BEC
Les élus et la population canadienne portent un intérêt légitime
à la manière dont le
BEC a utilisé ses ressources. Ci-après sont exposés
les profils de dépenses, qui correspondent aux principales activités
indiquées dans le modèle logique du
BEC (voir la pièce 2 ci-dessus).
Les principales fonctions du
BEC sont de répondre aux plaintes de détenus découlant
de l'incarcération ainsi que de prévenir et de régler des questions
plus systémiques qui surviennent périodiquement (p.ex. questions touchant
les Autochtones et les femmes qui purgent une peine de ressort fédéral,
enquêtes menées en vertu de l'article 19, recours à la force).
Les deux fonctions comprennent les services de base fournis par le
BEC et cela se reflète dans le profil des dépenses ci-après.
En 2001-2002, par suite du Rapport Arbour, des recommandations du vérificateur
général et de celles du comité parlementaire chargé
d'étudier la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous condition, il a été décidé d'affecter
des ressources supplémentaires pour s'attaquer aux problèmes systémiques
précédemment signalés et aider le
BEC à faire face à la demande sans cesse croissante
concernant les services du règlement des plaintes des détenus. Cette
décision se reflète également dans le profil de dépenses
ci-dessous.
Pièce 3
Profile des dépenses par activité pour les exercices
2000-2001 à 2002-2003
Règlement de plaintes individuelles de détenus (c.-à-d,
visites, correspondance)
|
Trait-ements
|
682
|
778
|
800
|
800
|
|
F&E
|
300
|
520
|
560
|
560
|
|
Total
|
982
|
1,298
|
1,360
|
1,360
|
Problèmes systémiques observés par le BEC (p. ex. isolement préventif, double occupation des cellules)
|
Trait-ements
|
125
|
175
|
240
|
2401
|
|
F&E
|
40
|
40
|
80
|
80
|
|
Total
|
165
|
215
|
320
|
320
|
Tâches assignées (article 19, conformité à la LSCMLC, recours à la force)
|
Trait-ements
|
140
|
200
|
290
|
2902
|
|
F&E
|
20
|
40
|
47
|
47
|
|
Total
|
160
|
240
|
337
|
337
|
Services corporatifs (p. ex. directeur exécutif, enquêteur correctionnel)
|
Trait-ements
|
375
|
375
|
375
|
375
|
|
F&E
|
93
|
232
|
120
|
120
|
|
Total
|
468
|
607
|
495
|
495
|
Politiques particulières (Autochtones, femmes purgeant une peine de ressort fédéral)
|
Trait-ements
|
145
|
250
|
240
|
175
|
|
F&E
|
27
|
47
|
97
|
60
|
|
Total
|
172
|
297
|
337
|
2353
|
|
Total des traitements
|
1,467
|
1,778
|
1,945
|
1,880
|
|
Bénéfices Employés
|
195
|
223
|
344
|
344
|
|
Total F&E
|
480
|
879
|
904
|
852
|
|
Grand Total
|
1,947
|
2,657
|
3,193
|
3,076
|
2.7 Mise en oeuvre du Plan général stratégique du
BEC
Avant-propos
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel (BEC)
a mis intégralement en oeuvre le Plan général stratégique
qu'il a officiellement adopté en janvier 2002. Comme nous l'expliquons ci-après,
le processus de mise en oeuvre du plan a entraîné des changements importants
dans tous les aspects de nos opérations et amélioré la valeur
et la qualité des résultats que le
BEC procure aux Canadiens. Dans cet esprit, le
BEC a aussi continué à explorer de nouvelles orientations
stratégiques.
Orientation stratégique 1 - Pratiques modernes en matière
de ressources humaines
L'accent est mis sur l'amélioration générale de l'approche
du BEC en matière
de ressources humaines (RH) par l'application
de pratiques modernes à cet égard. Le but ultime consiste essentiellement
à faire en sorte que le
BEC recrute, conserve et gère d'une manière générale
son effectif pour assurer aux Canadiens des services de qualité et de valeur
optimales. Le respect des engagements en matière de
RH, énoncés dans son plan stratégique, a procuré
sous ce rapport les avantages suivants.
En mars 2002, un nouveau poste au niveau de la direction des Services corporatifs,
celui de coordonnateur des Services corporatifs et de la planification, a été
comblé. Le titulaire a assumé la responsabilité de coordonner
toutes les activités liées aux RH
des directeurs des enquêtes. Cette restructuration des rôles et responsabilités
a produit un processus de gestion des RH
plus rationnel et permis aux directeurs des enquêtes de se concentrer sur
le processus des enquêtes.
Bien qu'il ait connu des retards un peu plus longs que prévus dans le processus
de dotation, le BEC
dispose désormais d'un effectif complet dans tous ses postes d'une durée
indéterminée. La stabilité de l'effectif du
BEC a été un élément essentiel de réussite,
non seulement en ce qui concerne la mise en oeuvre complète et opportune
du plan stratégique, mais aussi parce qu'elle a contribué à
améliorer la qualité des services que le
BEC offre aux Canadiens.
En même temps, avec l'adoption officielle de son plan stratégique en
janvier 2002, le BEC
a établi des comités de gestion et des politiques. Ces deux comités
se sont révélés très efficaces dans leur examen rigoureux
des enjeux courants et nouveaux dans tous les domaines opérationnels couverts
par les cinq orientations stratégiques énoncées dans le plan,
y compris celle des ressources humaines.
Pour veiller à ce que tous les membres de son personnel aient accès,
au bon moment, à l'information voulue lorsqu'ils interviennent pour des Canadiens
ou en leur nom, le BEC
a adopté un plan de communications internes. Quinze (15) nouveaux énoncés
de position sur des questions systémiques clés ont été
élaborés. Les employés du
BEC peuvent désormais tous accéder à l'ordre
du jour et au procès-verbal des réunions des comités de gestion
et des politiques, conservés dans les banques d'information électroniques,
qui ont toutes été restructurées afin d'être plus conviviales.
Le BEC a aussi
élaboré et mis en oeuvre un plan de communications externes. Il a
aidé les médias à faire davantage état aux Canadiens
de son rendement et de ses recommandations, notamment grâce à une diffusion
améliorée de son rapport annuel.
Le BEC a aussi
amélioré et multiplié ses communications avec les parties intéressées
gouvernementales et non gouvernementales, notamment en dotant plusieurs postes de
direction clés comme ceux de coordonnateur, Questions touchant les FPPF
et de coordonnateur, Questions autochtones. La dotation par le Service correctionnel
du Canada (SCC) de ses
postes de directeur général, Affaires autochtones, et de directrice
générale, Délinquantes, s'est également révélée
utile. Comme ces postes sont des points de contact clés pour nos coordonnateurs,
cette mesure devrait grandement favoriser les communications entre le
BEC et le SCC
dans ces domaines complexes et délicats.
Conscient de l'impact du départ de membres importants du personnel sur l'efficacité
opérationnelle d'un petit organisme, le
BEC a élaboré et mis en oeuvre un plan de relève.
Le BEC a aussi
institué un régime formel d'examen du rendement des employés.
Les gestionnaires ont eu des réunions préalables à l'évaluation
avec leurs employés respectifs. L'évaluation formelle du rendement
continuera à se faire selon le calendrier établi en conformité
avec la politique du BEC.
On accorde ensuite beaucoup d'attention aux plans de carrière individuels
et à la formation axée sur l'emploi.
Pour mieux répondre aux besoins de la population canadienne de plus en plus
diversifiée, tous les employés du
BEC ont reçu une formation de base sur l'équité
en matière d'emploi au cours d'un atelier animé par S. Nieman and
Associates, un cabinet d'experts-conseils bien établi qui offre des cours
spécialisés dans les questions et lois sur les droits de la personne.
Précisément pour atteindre son but de recruter et de conserver les
meilleurs employés, le
BEC a élaboré un plan formel en vue d'améliorer
ses pratiques de recrutement et de maintien de l'effectif. Il a examiné et
renouvelé son processus de dotation et de sélection, y compris son
recours à des comités de sélection et des critères formels
pour les candidats. Il a aussi élaboré et mis en oeuvre un plan d'orientation
formel pour aider les nouveaux employés à s'intégrer plus rapidement
et par conséquent à commencer à offrir aux Canadiens des services
précieux.
Enfin, le BEC
a effectué très récemment son premier sondage officiel sur
la satisfaction des employés. Parmi les principaux constats, notons le besoin
de revoir la question du développement professionnel. Un plan d'action a
été approuvé par le Comité de gestion. Ce plan exige
la consultation des employés, l'élaboration et la mise en oeuvre d'un
Plan de formation revisé.
Orientation stratégique 2 - Renouvellement des processus opérationnels
internes
L'accent était mis sur la restructuration des outils, méthodes et
pratiques internes qui constituaient le modèle de prestation de services
du BEC, tandis
que le but visé, et maintenant largement atteint, était d'optimiser
l'efficience, l'efficacité et l'économie du modèle pour que
le BEC puisse
plus facilement prévoir tout changement dans la demande de ses services et
y répondre.
Comme nous l'avons déjà mentionné, l'adoption du Plan général
stratégique en janvier 2002 a mené à la création des
comités de gestion et des politiques du
BEC. Étant donné la taille plutôt réduite
de notre organisme, ces comités étaient alors considérés
comme le meilleur moyen de gérer le changement et d'en favoriser l'acceptation
et l'appui au BEC.
Le BEC a remanié
les éléments initiaux de son Système de suivi des cas (SSC) après un examen
de ses besoins d'information et de production de rapports. La nouvelle version a
fait l'objet de nombreux essais sur le terrain et, après quelques modifications
supplémentaires, est devenue opérationnelle le 29 novembre 2002. Les
commentaires reçus depuis des utilisateurs du système confirment que
la nouvelle version du logiciel a beaucoup simplifié le processus d'entrée
des données.
En mai 2002, le BEC
a élaboré un cadre de planification intégrée faisant
le lien entre les priorités, mesures des niveaux de service et ressources
et le modèle logique. La mise en oeuvre du cadre de planification, le 1er
décembre 2002, a exigé une formation du personnel et des modifications
à notre Système informatisé de gestion et de suivi des cas
(SIGESC)
pour permettre la collecte et la déclaration de données liées
aux indicateurs de rendement du
BEC.
Une étape essentielle dans la mise en oeuvre a été la séance
de réflexion sur la planification stratégique, qui a eu lieu en novembre
2002. Elle a permis de recueillir un consensus sur le cycle annuel de planification
des priorités en matière d'enquêtes, les cinq principaux enjeux,
les méthodes, stratégies et ressources envisagées pour chacun
aux niveaux régional et national, et l'approche du
BEC en matière de mesure du rendement et de reddition de comptes.
Il y a lieu de signaler à nos lecteurs que cette démarche de détermination
des priorités n'a pas été conçue comme un processus
statique, mais plutôt comme un processus dynamique, défini et régi
par le cycle annuel de planification des priorités en matière d'enquêtes.
Les priorités initialement établies ont déjà changé
et sont susceptibles de changer de nouveau en raison de l'examen exhaustif et formel
que nous menons trimestriellement.
Comme nous l'avons déjà mentionné, le
BEC a établi des comités de gestion et des politiques
chargés de se pencher sur les enjeux courants et nouveaux, au fur et à
mesure qu'ils se présentent, en rapport avec tous les domaines opérationnels
qu'englobent les cinq orientations stratégiques du plan, y compris les processus
opérationnels internes. La communication en temps opportun des ordres du
jour et des procès-verbaux de ces comités aux membres du personnel
du BEC a favorisé
une meilleure gestion interne grâce à la transparence et la reddition
de comptes.
Pour faire en sorte que les employés disposent au bon moment de l'information
voulue, le BEC
a sensiblement modifié et amélioré son Système de suivi
des cas (SSC) notamment,
comme nous l'avons déjà mentionné, en simplifiant le processus
d'entrée des données et en améliorant sa capacité à
générer une information de gestion. Le 1er novembre 2002,
le BEC a intégré
ce système et ses autres renseignements électroniques en un système,
le Système informatisé de gestion et de suivi des cas, ou SIGESC.
Le 15 novembre 2002, tous les employés du
BEC ont suivi une formation sur ce système, qui est devenu
opérationnel le 29 novembre 2002. Le caractère exhaustif de l'information
instantanément accessible par le personnel des enquêtes au moyen de
ce système s'est révélé un facteur important dans l'amélioration
de la qualité et de l'à-propos des services que le
BEC assure aux Canadiens.
Le BEC a aussi
élaboré et mis en application, après de nombreux essais sur
le terrain, un bilan équilibré des établissements, qui est
un outil d'évaluation servant à mesurer et comparer le rendement de
tous les établissements par rapport à des facteurs systémiques
spécifiques (sujets de préoccupation). Le bilan équilibré
s'est révélé utile dans la mesure où il fournit une
information essentielle aux fins de planification et de production de rapports.
Des mesures ont aussi été prises dans d'autres domaines administratifs.
Après une vaste formation, les employés de soutien du
BEC ont assumé pleinement le rôle d'agents à l'évaluation
initiale; ils filtrent les appels visant à obtenir des renseignements de
base ou un aiguillage, ce qui permet au personnel des enquêtes de se concentrer
sur les cas complexes. Le
BEC a aussi remanié ses systèmes postaux et intégré
dans le
SIGESC son système national de suivi et de rappel de la correspondance.
Enfin, il vient d'achever son nouveau manuel des politiques et procédures.
Orientation stratégique 3 - Reddition de comptes améliorée
Vu la nécessité pour le
BEC d'adopter une approche intégrée de la planification
et de la gestion des opérations, on a mis l'accent sur la reddition de comptes
à cet égard, tant à l'échelle de l'organisation qu'à
celle de chaque employé. Le but visé, qui est maintenant largement
atteint, était la promotion, grâce à une communication opportune
de l'information et à d'autres moyens, de la responsabilité individuelle
et collective à l'égard du rendement global du
BEC.
Comme nous l'avons déjà signalé, l'ordre du jour et le procès-verbal
des réunions des comités de gestion et des politiques sont communiqués
en temps opportun à tous les employés du
BEC. De plus, les directeurs des enquêtes tiennent des réunions
mensuelles auxquelles participent tous les membres du personnel des enquêtes
et durant lesquelles ils discutent en profondeur des questions systémiques
et liées au rendement.
En ce qui concerne ses communications externes, le
BEC a amélioré et multiplié ses discussions des
questions systémiques et liées au rendement avec les parties intéressées
gouvernementales et non gouvernementales. La dotation par le
BEC et le Service correctionnel du Canada (SCC)
de postes de gestion clés, notamment dans les domaines des Affaires autochtones
et des Délinquantes, a grandement facilité ce dialogue amélioré.
Le BEC a aussi
bénéficié énormément de la mise en oeuvre du
Cadre de planification intégrée et du Bilan équilibré
des établissements. Il est désormais plus en mesure de recueillir,
aux niveaux de l'établissement et du détenu, tous les éléments
d'information dont il a besoin non seulement pour cibler ses interventions, mais
aussi pour appuyer les recommandations qu'il fait au nom des Canadiens pour améliorer
le système correctionnel fédéral.
Le fait que toutes les évaluations du rendement effectuées jusqu'à
maintenant aux niveaux du directeur et de l'enquêteur renferment des observations
explicites au sujet de l'utilisation de l'information propre au
BEC et de l'information électronique détenue par le
SCC traduit l'importance
attachée à l'accès, au moment opportun, à l'information
voulue. On a également intégré et normalisé dans les
politiques et procédures de gestion des
RH du BEC
l'utilisation appropriée de l'information électronique du SCC, tant comme un objectif
que comme un sujet des observations dans l'évaluation du rendement subséquente.
Dans son plan stratégique révisé, le
BEC a commencé à tracer la voie de deux nouvelles orientations
stratégiques, celle des jeunes délinquants et celle des délinquants
âgés. On a déjà pris les premières mesures pour
considérer ces orientations stratégiques comme des « sujets
de préoccupation » à même le processus des enquêtes.
Les progrès futurs dépendront largement de la disponibilité
de ressources additionnelles.
Enfin, le BEC
a aussi institué un cycle de planification de trois ans. Il s'emploiera donc
à prévoir ses activités pendant deux ans, au-delà de
sa démarche annuelle d'établissement des priorités en matière
d'enquêtes, surtout sous la forme d'objectifs de rendement pour ses sujets
de préoccupation et services spécialisés.
Orientation stratégique 4 - Réalignement du modèle
de prestation des services
L'accent était mis sur le remaniement de la structure organisationnelle du
BEC en accord
avec son nouveau modèle logique. Le but visé, et maintenant atteint,
était de faire en sorte que le
BEC affecte les ressources appropriées, au bon moment, aux
domaines prioritaires.
Comme pour les autres orientations stratégiques présentées
dans le plan, c'est le Comité de gestion du
BEC qui s'occupe des questions courantes et des questions nouvelles
qui se présentent en rapport avec le Modèle de prestation des services.
Le BEC a actuellement
terminé et mis en oeuvre la reclassification de tous les postes permanents
en accord avec son modèle logique. Il a également redéfini
les rôles et responsabilités, aussi en conformité avec celui-ci.
Libéré de ses fonctions d'enquête courantes en octobre 2002,
le coordonnateur, Questions autochtones, a pu assumer pleinement son portefeuille.
Cela a grandement amélioré la capacité du
BEC d'offrir des services spécialisés aux délinquants
autochtones.
Le coordonnateur, Questions autochtones, du
BEC fait désormais partie d'un comité consultatif spécial
sur les affaires autochtones au sein duquel sont également représentées
toutes les organisations autochtones nationales. Il a également tenu des
réunions particulières avec diverses organisations non gouvernementales
s'occupant de questions autochtones, comme l'Assemblée des Premières
nations (APN),
Pauktutit (Inuit Women's Association) et Inuit Tairiit Katatami.
Sur le plan opérationnel et en accord avec le modèle logique du BEC, le coordonnateur,
Questions autochtones, a entamé une série de réunions avec
les gestionnaires du SCC
s'occupant de services correctionnels pour les Autochtones aux niveaux local (de
l'établissement), régional et national. Ces réunions ont déjà
abouti à un certain nombre d'engagements de la part du Service correctionnel
du Canada (SCC). Mentionnons
par exemple l'engagement à améliorer les services offerts aux délinquants
autochtones dans les régions de l'Ontario et du Québec. Il y a également
lieu de signaler l'engagement du Service à accorder l'accréditation
formelle au programme TUPIQ destiné aux délinquants inuits. Enfin,
les responsables aux niveaux national et régional du
SCC se sont engagés à continuer à améliorer
leurs communications et la coordination des services et programmes qu'ils offrent
respectivement aux délinquants autochtones.
En octobre 2002, le BEC
a comblé le poste de coordonnateur, Questions touchant les femmes purgeant
une peine de ressort fédéral (FPPF).
La capacité du BEC
à offrir des programmes spécialisés à ces dernières
s'est donc grandement améliorée.
Le coordonnateur, Questions touchant les
FPPF a depuis participé à de nombreuses réunions
à l'échelle du Canada avec des organisations gouvernementales et non
gouvernementales s'occupant des délinquantes. Mentionnons par exemple les
consultations du BEC
avec l'Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry et la Commission
canadienne des droits de la personne au sujet d'un examen important par cette dernière
du traitement accordé aux femmes purgeant une peine d'incarcération
de ressort fédéral.
Sur le plan opérationnel et en accord avec le modèle logique du BEC, le coordonnateur
a permis à notre agence de mieux cibler ses efforts à l'endroit des
délinquantes et d'uniformiser davantage son approche des préoccupations
liées à cette population.
Enfin, le BEC
a ramené à un volume raisonnable l'arriéré des dossiers
d'enquête sur le recours à la force et aux termes de l'article 19.
Le volume considérable et constant de cas, notamment en rapport avec le recours
à la force, a grandement nui à l'atteinte de ce but. Parmi les facteurs
qui y ont contribué, mentionnons l'adoption de nouveaux critères de
sélection, l'établissement de concert avec le
SCC d'un processus pour assurer l'opportunité et la cohérence
des examens, et l'attribution, au moyen d'une réaffectation strictement interne,
de ressources additionnelles.
Orientation stratégique 5 - Stratégie de mesure du rendement
courant
L'accent était mis sur la validation des données à recueillir
pour mesurer le rendement, y compris le processus de collecte. Le but visé,
et maintenant atteint, était de faire en sorte que le
BEC dispose d'une base d'information complète et fiable aux
fins d'évaluation et de prise de décisions et puisse donc plus facilement
prévoir les changements dans la demande de services et y répondre.
À la conclusion de l'examen et de l'analyse rigoureux menés par son
personnel d'enquête, le
BEC a déterminé la nature des méthodes optimales
de collecte de données dont il a besoin pour gérer son processus d'enquête.
Comme nous l'avons déjà mentionné, après de nombreux
essais sur le terrain du prototype, le
BEC a intégré et normalisé l'utilisation du bilan
équilibré des établissements dans ses stratégies de
mesure et d'évaluation du rendement. Il y a lieu de noter que l'utilité
du bilan à cet égard a crû de façon exponentielle au
fur et à mesure que les enquêteurs du
BEC ont acquis de l'expérience dans son utilisation pour cerner,
évaluer et signaler les changements survenus dans le rendement des établissements
auxquels ils sont affectés.
2.8 Réalisations en matière de rendement
La fonction principale de l'enquêteur correctionnel est de mener des enquêtes
indépendantes et d'essayer de trouver une solution aux plaintes individuelles
des délinquants. En outre, le Bureau de l'enquêteur correctionnel est
tenu de procéder à un examen, suivi de recommandations, des politiques
et des procédures du Service en rapport avec les plaintes des individus afin
de s'assurer que les sujets systémiques de plaintes sont repérés
et traités de façon appropriée. Le rapport annuel de cette
année contient des observations et des recommandations précises relativement
à plusieurs de ces questions systémiques, notamment les transfèrements,
la double occupation des cellules, la préparation des cas et l'accès
à des programmes. Ce faisant, le Bureau assure au public canadien que le
système correctionnel fédéral est géré de façon
efficiente, équitable et juste.
Toutes les plaintes reçues par le Bureau sont examinées et font l'objet
d'une enquête préliminaire pour bien comprendre le problème
en cause. Après cet examen initial, s'il est déterminé que
le domaine de la plainte n'entre pas dans le mandat du Bureau, on indique au plaignant
la voie de recours appropriée et, si c'est nécessaire, la manière
d'y avoir accès. Dans les cas qui entrent dans le mandat du Bureau, on remet
au plaignant un relevé détaillé des politiques et procédures
du Service qui s'appliquent à son cas. Quand cela est jugé nécessaire,
on organise une entrevue avec le délinquant.
En plus de répondre à des plaintes individuelles, le Bureau rencontre
régulièrement les comités de détenus et d'autres organisations
de délinquants. Deux fois l'an, il procède à des visites annoncées
dans chaque établissement, visites au cours desquelles les enquêteurs
rencontrent tout détenu ou groupe de détenus qui en fait la demande.
Entre le 1er avril 2002 et le 31 mars 2003, le Bureau a enregistré
6,988 contacts avec des délinquants ou en leur nom, comparativement à
7,993 contacts au cours de l'année fiscale précédente. Les
enquêteurs du Bureau ont passé 373 jours dans les pénitenciers
fédéraux et effectué 2,451 entrevues, comparativement à
2,838 entrevues lors de l'exercise précédent.
PIÈCE 4 - Nombre de contacts reçus de la population carcérale
PIÈCE 5 - Entrevues avec des délinquants
Au delà de la nature cyclique de la demande pour nos services, la baisse
au nieau des contacts individuels avec les délinquants s'explique en grande
partie par la transition graduelle du
BEC vers une approche plus systémique à la résolution
de problèmes.
Soulignant d'ailleurs cette transition sont les actions prises aux niveaux régional
et national par les Coordonnateurs, Questions autochtones et Questions touchant
les femmes purgeant une peine de ressort fédéral (FPPF).
Également digne de mention à ce chapitre est l'augmentation du nombre
de rencontres (350 par rapport à 300 lors de la précédente
année fiscale) entre les enquêteurs du
BEC et diverses organisations de délinquants au niveau institutionnel,
notamment des comités de détenus, des groupes de condamnés
à perpétuité, des associations de détenus noirs, et
des fraternités et des sororités autochtones.
Afin de se conformer aux recommandations de la Commission Arbour4, le Bureau a examiné 1,127 bandes vidéo,
montrant des interventions par les équipes pénitentiaires d'intervention
en cas d'urgence (EPIU)
et autres documents relatifs au recours à la force, comparativement à
1,037 l'année fiscale précédente et 546 en 2000-2001.
Par ailleurs, tout au long de l'année sur laquelle porte le rapport, le Bureau
a constaté qu'en accord avec son modèle logique, ses recommandations
ont contribué à divers degrés à des améliorations
aux politiques, procédures et pratiques du Service Correctionnel en nature
de recours à la force.
Dignes de mention à ce niveau sont les efforts du
SCC pour recueillir de façon plus constante la version du détenu
impliqué dans un incident de recours à la force, les initiatives prises
pour modifier les modes d'intervention des
EPIU dans certaines unités régionales de santé
mentale et la mise au point, par le biais d'un Bulletin de la Sécurité
en décembre 2002, sur les exigences en matière d'enregistrement sur
bande vidéo suite à un incident spontané de recours à
la force.
Pour le bénéfice de nos lecteurs moins familiers avec le domaine correctionnel,
le but visé par les recommandations du Bureau est d'assurer que le recours
à la force contre les détenus n'est pas abusif ou excessif et qu'il
est bien documenté, lorsqu'il doit se produire, afin que tout le processus
soit ouvert et transparent. Cet objectif n'est pas seulement en accord avec les
résultats stratégiques de notre modèle logique, mais aussi
avec les attentes des Canadiens concernant le traitement des détenus.
À la lumière des mesures correctives prises par le
SCC, le BEC,
qui a rationalisé son processus d'examen, continuera de concentrer ses efforts
sur les incidents de recours à la force survenus dans les établissements
ou régions, lesquels continuent de présenter de graves problèmes
de conformité sur le plan juridique et en ce qui concerne la procédure
et la politique.
Au cours de la période faisant l'objet du présent rapport, le Bureau
a également examiné 120 rapports relatifs à des enquêtes
menées par le Service Correctionnel du Canada en application de l'article
19 de laLoi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous
condition.
Le Bureau demeure préoccupé par les délais dans la conduite
de ces enquêtes, qui doivent légalement être effectuées
suite au décès ou blessure grave d'un détenu. Le Bureau est
également préoccupé par le délai dans sa réception
de la part du Service des ébauches ou des rapports finaux relatifs à
ces enquêtes, tel que l'exige la Loi.
Des discussions entre le Bureau et le
SCC relativement à ces délais se poursuivent. L'objectif
du Bureau sera, conformément aux résultats stratégiques énoncés
dans son modèle logique, d'assurer que toute lacune affectant le maintien
de l'environnement carcéral sûr et sécuritaire, que les Canadiens
exigent légitimement soit la réalité dans leurs pénitenciers,
fasse l'objet, sans délai indu, d'une enquête et soit rectifiée.
Au cours de ses enquêtes et examens, le
BEC a, en accord avec son modèle logique, entretenu un dialogue
avec le Service Correctionnel du Canada (SCC)
sur les recommandations qu'il lui avait fait dans son Rapport annuel 2001-2002 et
sur les nouvelles questions ayant fait surface au cours de la période faisant
l'objet du présent rapport.
Ce dialogue a donné suite à des engagements de la part du Service
Correctionnel à adopter des mesures correctives dans plusieurs domaines,
dont le traitement correctionnel des autochtones, les enquêtes effectuées
en application de l'article 19, les transfèrements et les services offerts
aux délinquants âgés.
Or, l'impact de ces mesures correctives devrait s'avérer cohérent
avec les résultats intermédiaires visés par le
BEC dans son modèle logique et par extension, contribuer à
offrir à tous les Canadiens les bénéfices d'un système
correctionnel plus responsable, humain, juste et efficace.
En dernière analyse, les activités et les résultats sont en
accord avec son modèle logique et son mandat législatif. Tout en demeurant
soucieux de l'économie, de l'efficience et de l'efficacité, le Bureau
a augmenté sa contribution au traitement sécuritaire, juste, humain
et équitable des délinquants sous responsabilité fédérale.
En fournissant un exutoire viable et crédible pour les tensions et pressions
qui se développent inévitablement en milieu pénitentiaire,
le Bureau contribue à la réduction du nombre de perturbations et autres
actes de violence très coûteux. Le Bureau contribue aussi à
la sécurité de toutes les collectivités en aidant à
faire en sorte que les délinquants sous responsabilité fédérale
libérés sont non seulement traités de façon juste et
humaine, mais reçoivent également une aide appropriée dans
leurs efforts pour devenir des citoyens respectueux de la loi.
Annexe A
Aperçu du rendement financier
Tableau financier 1
Sommaire des crédits approuvés
Besoins financiers par autorisation (en milliers de dollars)
Bureau de l'enquêteur correctionnel
Dépenses de fonctionnement
Subventions et contributions
Enquêteur correctionnel Traitement et allocation pour automobile
Contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés
Tableau financier 2
Comparaison entre les dépenses totales prévues et les dépenses
réelles
Dépenses ministérielles prévues par rapport aux dépenses réelles
Dépenses de fonctionnement
Subventions et contributions
Moins : Recettes disponibles
Autres recettes et dépenses
Coûts des services fournis par d'autres ministères
Tableau financier 3
Comparaison dans le temps entre les dépenses totales prévues et les
dépenses réelles
Comparaison dans le temps entre les dépenses ministérielles totales prévues et les dépenses réelles (en millions de dollars)
Bureau de l'enquêteur correctionnel
Annexe B
Autres informations
i) Personnes ressources pour d'autres informations
C.P. 3421
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6L4
C.P. 3421
Succursale D
Ottawa
(Ontario)
K1P 6L4
ii) Site Web de l'organisme :
www.oci-bec.gc.ca
iii) Adresse électronique de l'organisme :
org@oci-bec.gc.ca
iv) Lois appliquées et règlements connexes
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition,
Partie III. (L.R.C., 1992, Ch. 20).
v) Rapports annuels prévus par le loi et autres rapports
Rapport annuel de l'enquêteur correctionnel
Notes
1 Écart de + $65,000 par rapport
à 2001-2002 reflète la transition graduelle du
BEC vers une approche systémique à la résolution
de problèmes (voir sections 2.7 et 2.8 ci-bas pour plus de renseignements).
2 Écart de + $90,000 par rapport
à 2001-2002 reflète la réaffectation à l'interne des
ressources pour composer avec l'arriéré de dossiers et l'augmentation
du nombre de nouveaux dossiers. Le
BEC a maintenant rationalisé son processus d'examen et ceci
devrait aider à contrôler/réduire le coût de l'activité
(voir sections 2.7 et 2.8 pour plus de renseignements).
3 Le coût réel de l'activité
fut plus bas que prévu, en raison des délais encourus pour combler
le poste de Coordonnateur, Questions touchant les
FPPF et pour libérer le Coordonnateur, Questions autochtones
de ses fonctions d'enquête courantes (voir section 2.7 pour plus de renseignements).
4 L'Honorable Louise Arbour, Commission
d'enquête sur certaines événements survenus à la Prison
des femmes de Kingston, 1996.