BUREAU DE L'ENQUÊTEUR CORRECTIONNEL
RAPPORT MINISTÉRIEL SUR LE RENDEMENT
Période se terminant
le 31 mars 2002
Lawrence MacAulay, C.P., député,
Solliciteur général du Canada
TABLE DES MATIÈRES
Section I : Message
1.1 Message de l'enquêteur correctionnel
Section II : Rendement de l'organisme
2.1 Mandat
2.2 Énoncé de mission
2.3 Secteur d'activité et ressources
2.4 Organigramme
2.5 Contextes sociétal et opérationnel
2.6 Modèle logique du BEC
2.7 Mise en oeuvre du Plan général stratégique
du BEC
2.8 Réalisations en matière de rendement
Annexe A : Aperçu du rendement financier
Tableau financier 1
Tableau financier 2
Tableau financier 3
Annexe B : Autres informations
i) Personnes ressources pour d'autres informations
ii) Site Web de l'organisme
iii) Adresse électronique de l'organisme
iv) Lois appliquées et règlements connexes
v) Rapports prévus par la loi et autres rapports
Section I : Message
1.1 Message de l'enquêteur correctionnel
J'ai un mandat d'ombudsman dans le cadre du régime
correctionnel fédéral. Je crois fermement que les Canadiens attachent
une grande importance à la surveillance rigoureuse et responsable des opérations
correctionnelles. Ils s'attendent à ce que le système correctionnel
soit juste, équitable, humain, raisonnable et efficace. Toutes nos actions
tendent vers ce résultat stratégique. C'est notre raison d'être.
L'année qui vient de s'écouler a été exceptionnellement
chargée de défis pour le Bureau de l'enquêteur correctionnel
(BEC). Le 15 janvier 2002, nous avons officiellement adopté notre premier
Plan général stratégique, et l'avons mis en oeuvre promptement.
Ce plan reflète le nouveau cadre de gestion appelé « Des
résultats pour les Canadiens et les Canadiennes ». Il est aussi
conforme à l'engagement de longue date pris par le BEC à l'égard
de l'excellence dans la prestation des services, la conduite professionnelle et
déontologique, la production de rapports fiables et significatifs et des
habitudes de dépenses responsables.
Témoignant d'une détermination raffermie d'obtenir des résultats
pour les Canadiens, cette nouvelle approche stratégique à l'égard
de la gestion a déjà donné de bons résultats dans tous
les aspects de nos activités. Alors qu'un nombre presque sans précédent
de questions ont été portées à notre attention par des
délinquants ou en leur nom au cours de l'année dernière, nous
avons de plus en plus favorisé un mode de réponse proactif, holistique
et systémique. Le Bureau a ainsi contribué à faire en sorte
que notre système correctionnel soit géré non seulement de
façon juste et humaine mais aussi en accord avec les attentes et les valeurs
des Canadiens, comme le prévoit La loi sur le système correctionnel
et la mise en liberté sous condition.
Au cours des prochains mois, le Bureau poursuivra activement la mise en oeuvre du
Plan général stratégique. Nous devrions être capables
non seulement d'améliorer notre rendement au niveau des résultats
stratégiques, mais encore de les mesurer et d'en rendre compte d'une façon
plus significative et plus accessible.
Les Canadiens reconnaissent de plus en plus que les collectivités dans lesquelles
ils vivent sont en fin de compte plus sûres et mieux protégées
lorsque les préoccupations des délinquants sont traitées de
façon juste, humaine et responsable. Le Bureau, en tant qu'ombudsman,
a pleinement l'intention de contribuer à assurer aux Canadiens qu'il en est
bien ainsi au sein de notre système correctionnel fédéral.
R.L. Stewart
Section II : Rendement de l'organisme
2.1 Mandat
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel a été établi en
1973 en vertu de la Partie II de la Loi sur les enquêtes. Cette base
légale a été modifiée en novembre 1992 avec la promulgation
de la Partie III de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous condition. Le mandat de l'enquêteur correctionnel, tel que défini
par cette Loi, est d'agir comme ombudsman pour les délinquants
sous responsabilité fédérale. Le Bureau de l'enquêteur
correctionnel est indépendant du Service correctionnel du Canada; il peut
ouvrir une enquête par suite d'une plainte présentée par un
délinquant ou en son nom, à la demande du ministre ou de sa propre
initiative. L'enquêteur correctionnel présente un rapport annuel, par
l'entremise du solliciteur général, aux deux chambres du Parlement.
2.2 Énoncé de mission
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel doit maintenir une voie de recours
accessible et indépendante pour les plaintes des délinquants et formuler
des recommandations en temps opportun au commissaire du Service correctionnel du
Canada et au solliciteur général sur les questions qui ont fait l'objet
de plaintes.
2.3 Secteur d'activité et ressources
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel n'a qu'un secteur d'activité
qui, comme il est détaillé à l'article 167 de la Loi sur le
système correctionnel et la mise en liberté sous condition,
est de mener des enquêtes sur les problèmes des délinquants
liés aux décisions, recommandations, actes ou omissions qui proviennent
de la commissaire du Service correctionnel ou d'une personne sous son autorité
ou exerçant des fonctions en son nom qui affectent les délinquants
individuellement ou en groupe.
De plus, l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en
liberté sous condition exige implicitement que l'enquêteur
correctionnel examine toutes les enquêtes effectuées par le Service
correctionnel du Canada en cas de décès ou de blessure grave d'un
délinquant. Conformément aux recommandations de la Commission Arbour,
le BEC surveille également de la même façon les interventions
des équipes pénitentiaires d'intervention en cas d'urgence (EPIU).
Le Bureau de l'enquêteur correctionnel est dirigé par l'enquêteur
correctionnel qui rend compte au Parlement par l'entremise du solliciteur général.
Les ressources de l'organisme consistent en 25 équivalents temps plein, dont
12 forment le personnel enquêteur. Les ressources totales s'élèvent
à 2 879 000 $ pour l'exercice 2001-2002.
2.4 Organigramme
Voici l'organigramme du BEC tel qu'il figure dans le Plan général
stratégique adopté officiellement le 15 janvier 2002.
Comme on l'expliquera plus en détail, un certain nombre de postes sont encore
vacants à la fin de la période faisant l'objet du rapport, ce qui
nuit à la mise en oeuvre complète du plan stratégique.
PIÈCE 1 - Organigramme du BEC
2.5 Contextes sociétal et opérationnel
Le maintien d'un processus de surveillance indépendant et impartial dans
un milieu correctionnel, où le Bureau n'a pratiquement aucun contrôle
sur le nombre de plaintes ou l'ampleur des enquêtes requises, présente
un certain nombre de défis bien particuliers. D'abord, pour pouvoir régler
des différends dans un environnement qui, traditionnellement, ne fait l'objet
d'aucun examen public, et où autorités correctionnelles et détenus
éprouvent une vive méfiance compréhensible les uns envers les
autres, le BEC doit non seulement être indépendant du SCC et du Portefeuille
ministériel, mais aussi être perçu comme tel. Ensuite, étant
donné que l'autorité du BEC repose sur son pouvoir de persuasion et
le fait que ses rapports soient rendus publics, et non sur des recommandations exécutoires,
il faut absolument qu'il existe, aux niveaux administratif et politique, des mécanismes
permettant de s'assurer qu'on donne suite aux constatations du BEC d'une manière
juste, équitable, raisonnable et humaine, et sans délai indu.
Ces dernières années, la modification des cadres législatif
et réglementaire a obligé le BEC à étendre considérablement
ses services. La Commission d'enquête Arbour (1996) a souligné qu'il
fallait continuer de soutenir et de favoriser l'accomplissement du mandat dont la
loi investit le BEC parce que ce dernier se trouve « dans une situation
unique; il peut à la fois faciliter la résolution de problèmes
individuels et faire des déclarations publiques sur les carences systémiques
du Service ».
En 1997, le vérificateur général a signalé que l'une
des difficultés devant lesquelles se trouvait le BEC à cette époque
avait trait à son important volume de travail. Depuis lors, le BEC a appliqué
les recommandations formulées par le vérificateur général
pour l'aider à gérer sa charge de travail, qui étaient notamment
de joindre ses efforts à ceux du Service correctionnel pour améliorer
le processus de règlement des griefs des détenus et de fournir aux
enquêteurs un meilleur manuel de politiques et de procédures. Le vérificateur
général a également mentionné, toutefois, que la demande
de services demeure grande et incessante; non seulement le volume de travail ne
cesse de croître, mais les questions à traiter sont de plus en plus
complexes.
En octobre 1999, le Bureau a signé un protocole d'entente avec le Service
correctionnel du Canada. Cet accord avait pour but d'aider les deux organismes à
traiter les plaintes des délinquants de façon objective, complète
et sans délai indu. En l'occurrence, la qualité et le caractère
opportun des décisions prises par le Service correctionnel, en réponse
aux constatations et recommandations du Bureau, resteront de la plus haute importance.
En 2000, le sous-comité sur la Loi sur le système correctionnel et
la mise en liberté sous condition du Comité permanent de
la justice et des droits de la personne a recommandé d'accroître le
budget du BEC de manière que celui-ci puisse augmenter son personnel enquêteur
et couvrir les dépenses directement reliées à cette augmentation,
comme le matériel de bureau, les communications et les déplacements
nécessaires pour procéder aux enquêtes.
De plus, tout au long de l'année, le Bureau a rencontré, soit sur
une base individuelle ou lors de conférences, diverses associations nationales
ou internationales impliquées activement dans le domaine correctionnel ou
de la justice pénale, pour discuter de préoccupations mutuelles. Ces
liens mettent en évidence la valeur que le Bureau accorde à une approche
coopérative pour améliorer le système correctionnel conformément
aux attentes des Canadiens.
Le BEC ne prévoit pas que la demande globale de services diminuera, ni que
les questions qui lui sont soumises deviendront moins complexes. L'environnement
dans lequel le BEC est appelé à fournir des résultats « pour
les Canadiens et les Canadiennes » continue d'être très
exigeant et de l'obliger à se montrer novateur et très rigoureux dans
la prestation des services.
Pour faire face à ces pressions, le BEC s'est fixé trois objectifs
prioritaires. Il a déjà commencé à travailler à
leurs réalisations et il continuera de le faire durant les trois premières
années du plan stratégique adopté le 15 janvier 2002. Voici
ces objectifs :
- Augmenter sa capacité de visiter des établissements à un niveau
qui convient à la population carcérale et aux Canadiens.
- Créer des postes de spécialiste pour s'occuper des questions touchant
les délinquantes sous responsabilité fédérale et les
délinquants autochtones.
- Accroître sa capacité de faire l'examen et le suivi des enquêtes,
aux termes de l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise
en liberté sous condition, ainsi que des enregistrements
vidéo des interventions où il y a recours à la force, conformément
aux recommandations de la Commission Arbour.
2.6 Modèle logique du BEC
Le modèle logique présenté ci-après indique comment
le BEC envisage de fournir les services nécessaires pour favoriser l'accomplissement
de son mandat et remplir son engagement stratégique de prestation de services
correctionnels responsables, humains, justes et efficaces.
Le modèle logique montre la relation qui existe entre les activités
du programme du BEC et l'atteinte des résultats visés. Il précise
les activités qui forment le programme du BEC et la série de résultats
escomptés de ces activités. C'est un outil pouvant servir à
de multiples usages :
- mettre en évidence pour les gestionnaires et les employés du BEC les
liens entre les activités du programme, ses extrants et les résultats
escomptés. Cela permet de clarifier les résultats immédiats,
intermédiaires et finaux ainsi que d'établir une distinction entre
eux;
- faire connaître à l'extérieur la raison d'être du programme,
les activités qu'il comprend et les résultats escomptés;
- permettre à toutes les composantes du programme de prendre des décisions
éclairées concernant la répartition des ressources et l'orientation
des efforts;
- vérifier si le programme est logique;
- établir la toile de fond sur laquelle sont basées les stratégies
d'évaluation et de mesure du rendement (c.-à-d. déterminer
ce qui constituerait un succès).
PIÈCE 2 - Modèle logique du BEC
2.7 Mise en oeuvre du Plan général stratégique du BEC
Orientation stratégique 1 : Pratiques en matière de ressources humaines
Le Bureau entend mettre l'accent sur l'amélioration générale
de son approche en matière de ressources humaines en modernisant les pratiques
à cet égard. Son but ultime est de veiller à recruter, à
conserver et à bien gérer ses effectifs de façon à offrir
des services de grande qualité et valeur aux Canadiens. En ce qui concerne
les engagements reliés aux ressources humaines dans son plan stratégique,
le Bureau a effectué les réalisations suivantes :
En mars 2002, un nouveau poste de gestionnaire des Services corporatifs a été
doté au cours de la présente campagne de recrutement. Une fois que
le processus sera terminé, soit à l'automne 2002, le titulaire assumera
la coordination de toutes les activités des directeurs des enquêtes
touchant les ressources humaines. Cette redéfinition des rôles et des
responsabilités contribuera à rationaliser le processus de gestion
des ressources humaines et permettra aux directeurs des enquêtes de concentrer
leurs efforts sur le processus d'enquête.
Avant la fin de la période faisant l'objet du rapport, trois enquêteurs
engagés pour des périodes déterminées s'étaient
vu proposer des postes de durée indéterminée et les avaient
acceptés. Le fait que ces trois enquêteurs expérimentés
aient été engagés à des postes permanents a fait croître
la stabilité de l'effectif du BEC, ce qui est un élément critique
de succès pour la mise en oeuvre prompte et entière du plan stratégique.
Parallèlement à l'adoption officielle de son plan stratégique
en janvier 2002, le Bureau a établi des comités de gestion et de politiques
chargés d'assurer une orientation générale et de voir à
l'établissement des priorités pour le processus de mise en oeuvre
du plan. Outre la gestion du changement, la raison d'être de ces deux comités
est de répondre, d'une façon structurée, aux questions permanentes
et nouvelles touchant tous les domaines opérationnels visés par les
cinq orientations stratégiques énoncées dans le plan, y compris
les ressources humaines.
Le BEC a élaboré un plan de communications internes qui devrait aider
davantage les nouvelles recrues, et dont le personnel existant peut également
tirer parti. Certaines dispositions ont déjà été mises
en oeuvre, notamment en ce qui concerne la proposition, par les employés,
de points à l'ordre du jour des réunions des comités de gestion
et de politiques, la diffusion à tous les employés, en temps opportun
et par voie électronique, des ordres du jour et procès-verbaux et
l'archivage de ces documents sur le lecteur commun du réseau du BEC.
Les travaux dont nous venons de parler, en fait de communications internes, ont
été bien reçus par les membres du personnel du BEC qui reconnaissent
unanimement l'impact positif qu'a déjà eu, et continuera d'avoir,
le fait de permettre à tous les employés de proposer des points à
l'ordre du jour et la mise en commun universelle des connaissances, des décisions
et des plans par les cadres du BEC, sur la qualité et l'efficacité
générales de nos activités. Les membres du personnel aiment
bien participer au processus décisionnel et recevoir en temps opportun des
renseignements complets et détaillés qui leur permettent de mieux
gérer leur charge de travail individuelle.
Le plan de communications internes prévoit également la diffusion
à tous les employés, sur copie papier et sous format électronique,
de toutes les politiques et procédures, déclarations de principes,
opinions juridiques et dossiers actifs du BEC aux niveaux régional et national.
Le Bureau a consulté les membres de son personnel pour connaître leurs
besoins à cet égard, et les travaux ont commencé en août
2002. Il a par ailleurs embauché à contrat une nouvelle personne possédant
des compétences juridiques pour l'aider à restructurer ses fonds de
renseignements et prêter appui à l'avocat qui doit rédiger dix
nouveaux exposés de principe à la demande du personnel d'enquête.
Pour améliorer la qualité et l'accessibilité de l'information
sur son rendement, le BEC a également élaboré un plan de communications
externes à la fin mars 2002, avec l'aide d'un spécialiste en la matière.
Essentiellement, le plan prévoit que des efforts soient déployés
pour aider les médias à communiquer davantage aux Canadiens le rendement
et les recommandations du BEC et accroître la fréquence et la qualité
des contacts du Bureau avec les différents intervenants.
Peu de progrès à cet égard ont été réalisés
vu le départ à la retraite, en juin et en août 2002, de deux
cadres supérieurs du BEC. Ces postes maintenant dotés, le BEC prévoit
réaliser des progrès importants en ce qui concerne la mise en oeuvre
de son plan de communications externes d'ici la fin de l'exercice financier.
Conscient de l'incidence de départs des membres essentiels du personnel sur
l'efficacité opérationnelle d'un petit organisme, le BEC a reconnu
la nécessité de planifier la relève dans son Plan général
stratégique. Or, d'autres initiatives touchant les ressources humaines ont
été considérées comme plus importantes et en fait préalables
à l'établissement d'un plan de relève valable. Avant de traiter
dans les prochains paragraphes de ces initiatives, il est important de signaler
que le BEC devait avant tout modifier sa structure organisationnelle et établir
des descriptions de travail conformes à son nouveau modèle logique.
Le Bureau prévoit maintenant terminer un plan de relève d'ici la fin
du présent exercice financier.
La fin de l'exercice actuel de dotation, qui devrait avoir lieu au début
de l'automne 2002, coïncidera avec la mise en oeuvre d'une nouvelle politique
d'examen du rendement des employés. Celle-ci, y compris les formulaires nécessaires,
a été élaborée en consultation avec le personnel du
Bureau et a été approuvée par le comité de gestion du
BEC. En harmonie avec les pratiques habituelles dans ce domaine, tous les employés
du BEC feront désormais l'objet d'un examen annuel du rendement plus rigoureux
durant lequel ils auront l'occasion de discuter de leur plan de carrière
et de leurs besoins en matière de formation avec leur superviseur immédiat.
Même si la plupart des initiatives touchant les ressources humaines menées
à ce jour contribuent à améliorer les pratiques en matière
de recrutement et de conservation des employés, le BEC a choisi de ne pas
mettre l'accent sur le regroupement de celles-ci en un plan structuré. Il
entend toutefois le faire avant la fin de l'exercice financier.
Les processus de dotation et de sélection, qui généralement
étaient quelque peu informels, ont été revus et modifiés
conformément aux lignes directrices de la Commission de la fonction publique.
Cinq postes ont été dotés ou sont en voie de l'être selon
un processus qui exige maintenant que l'on fasse appel à des comités
de sélection et à des critères de candidature formels. Étant
donné le nombre de candidats qualifiés et la rigueur de la démarche
de sélection, le Bureau compte bien recruter du personnel de haut niveau.
Le BEC a maintenant terminé un plan officiel d'orientation pour tous les
employés qui, espère-t-on, devrait avoir comme tout premier avantage
l'intégration plus rapide et meilleure des nouveaux employés qui se
joindront à l'effectif du BEC au début de l'automne 2002, et à
qui l'on présentera de façon systématique tous les domaines
d'activités du Bureau avant leur entrée en fonction.
L'an dernier, le BEC a subi une grande métamorphose quant à sa structure
organisationnelle et presque tous les volets de ces activités, et ce n'est
pas fini. Pour tenir compte de la dimension humaine dans une période de changement
effrénée, la direction du BEC a décidé de reporter la
tenue d'un sondage sur la satisfaction de ses employés. Il envisagera cette
question à nouveau au cours du prochain exercice.
Orientation stratégique 2 : Renouvellement des processus opérationnels
internes
Le Bureau mettra l'accent sur la restructuration des outils, méthodes et
pratiques internes qui constituent son modèle actuel de prestation de services.
Son but ultime est d'optimiser l'efficience, l'efficacité et le caractère
économique du modèle actuel de façon à ce que le BEC
puisse mieux prévoir les changements à la demande de ses services
et y répondre.
Tel qu'indiqué précédemment, l'adoption du plan général
stratégique en janvier 2002 a mené à la création de
comités de gestion et de politiques. Vu la petite taille de l'organisme,
ces comités semblaient l'instrument le plus efficace pour gérer le
changement et en promouvoir l'acceptation et l'adhésion au sein du Bureau.
Tous les employés du BEC peuvent ainsi proposer des sujets de discussion
aux deux comités et recevoir, en temps opportun, les ordres du jour et les
procès-verbaux des réunions.
Après un examen de ses besoins en matière de renseignements et de
rapports, le BEC a modifié l'application frontale du Système informatisé
des plaintes (SIP). La nouvelle version du SIP est actuellement mise à l'essai
sur le terrain par quatre enquêteurs chevronnés, et elle devrait être
opérationnelle d'ici la fin du présent exercice. Des évaluations
préliminaires confirment que la nouvelle version du SIP réduira considérablement
le fardeau administratif de la gestion des dossiers et de l'établissement
des rapports.
Par ailleurs, le BEC a élaboré en mai 2002 un cadre de planification
intégré reliant les priorités, les mesures de niveau de service
et les ressources à son modèle logique.
Cependant, le Bureau n'a toujours pris aucune mesure concertée en vue de
mettre en oeuvre ce cadre de planification. Après une analyse et un examen
rigoureux, il a été déterminé que le mode d'action le
plus logique et le plus prudent serait d'attendre que tous les nouveaux employés,
notamment ceux que l'on recrute actuellement pour les postes de directeur des enquêtes
et d'enquêteur principal, soient en poste et aient suivi le programme d'orientation
dont on a parlé plus haut.
La demande de services du BEC provenant des différentes régions et
divers établissements est l'objet de discussions quotidiennes entre les enquêteurs
et leurs directeurs respectifs. Or, pour mettre en oeuvre de façon intégrale
le cadre de planification, il faut établir, de façon formelle et systématique,
les priorités en matière de services.
Le Bureau, nous le répétons, a établi des comités de
gestion et de politiques afin de répondre aux questions permanentes et nouvelles
touchant tous les domaines opérationnels visés par les cinq orientations
stratégiques énoncées dans le plan, y compris les processus
opérationnels internes. Il estime que la communication au personnel en temps
opportun des ordres du jour et procès-verbaux des réunions de ces
deux comités a permis d'améliorer la gestion interne en raison de
la transparence et de la responsabilisation reliées à ce processus.
Afin de permettre aux enquêteurs du BEC d'avoir accès plus rapidement
à l'information nécessaire, le Bureau a examiné l'efficacité
et les extrants du SIP et les liens entre le SIP et ses autres systèmes d'information
utilisés.
La rationalisation de la saisie de données dans l'application frontale a
permis d'améliorer considérablement l'efficacité et les extrants
du SIP. Le BEC a mis l'accent sur cet aspect, car il avait été déterminé
que cela aiderait grandement les enquêteurs dans la gestion quotidienne de
leur charge de travail respective.
Bien que l'on ait établi les besoins, les travaux en vue de créer
des liens entre le SIP et les autres systèmes d'information utilisés
par le BEC n'ont toujours pas été entrepris. Ils ne commenceront sans
doute pas avant que l'on ait décelé au cours des essais sur le terrain
les changements à apporter à la nouvelle version du SIP et que l'on
ait effectué et mis à l'essai ces modifications. Par conséquent,
le Bureau examinera de nouveau cette question à la fin du présent
exercice.
Dans le même ordre d'idées, le BEC a élaboré un prototype
de fiche d'évaluation des problèmes systémiques en établissement
et en a commencé la mise à l'essai sur le terrain. L'examen de ce
prototype devrait se faire avant la fin de l'exercice et entraîner la définition
d'indicateurs primaires du rendement pour chaque « domaine d'intérêt »
(par exemple, les transfèrements) dans l'évaluation par le BEC du
rendement de l'établissement.
À la mi-juin 2002, le BEC s'est installé dans de nouveaux locaux.
Ces nouveaux locaux peuvent accueillir tout le personnel actuel et les recrues,
et ils constituent un environnement beaucoup plus propice à la prestation
efficace de services.
Des efforts ont été entrepris dans d'autres secteurs administratifs.
Le mécanisme de gestion des appels téléphoniques a été
remanié de manière à éliminer l'utilisation redondante
ou non urgente du service. Les enquêteurs ont d'ailleurs mené une campagne
systémique pour renseigner les délinquants, dans le cadre de réunions
avec des délinquants en particulier ou des groupes de délinquants
(par exemple, les comités de détenus), sur la manière la plus
appropriée d'utiliser la ligne d'urgence sans frais du BEC. Les directeurs
des enquêtes continuent de surveiller de près le processus en étudiant
les données recueillies tous les jours par le personnel de soutien sur le
nombre et la nature des appels effectués par les délinquants.
Le remaniement du système de gestion des appels englobait également
un filtrage plus rigoureux des appels par les employés de soutien et l'évolution
graduelle du rôle de ces derniers en tant que préposés à
l'accueil. Pour ce faire, il faudra modifier les descriptions de travail, reclassifier
les postes et donner une formation adéquate pour aider ces personnes à
pleinement assumer leurs nouvelles responsabilités. Le Bureau a pour objectif
de faire en sorte que les employés de soutien, en tant que préposés
à l'accueil, puissent répondre sans aide aux questions simples et
effectuer des renvois, ce qui permettra aux enquêteurs de se concentrer sur
les cas complexes. Il prévoit prendre les mesures susmentionnées avant
la fin de l'exercice.
Le remaniement du système postal est presque terminé. Maintenant,
les membres du personnel responsable des enquêtes se communiquent les dossiers
et la correspondance, et on envisage, tel qu'indiqué précédemment,
une intégration systémique encore plus avancée, notamment grâce
à l'expansion du SIP, pour le dernier trimestre du présent exercice.
Enfin, étant donné les nombreux secteurs soumis à des changements
importants et le nombre d'initiatives internes de communications en cours, le BEC
a décidé de retarder la mise à jour de ses politiques et de
son Manuel de procédures. Les comités de gestion et de politiques
du BEC examineront cette question vers la fin du présent exercice.
Orientation stratégique 3 : Responsabilités accrues
Ayant déterminé qu'il lui fallait adopter une approche intégrée
en matière de planification et de gestion de ses activités, le bureau
a décidé de mettre l'accent sur la responsabilisation à cet
égard, sur le plan organisationnel et individuel, de tout le personnel responsable
des enquêtes. Il cherche ainsi à promouvoir, notamment par la communication
en temps opportun de renseignements, la responsabilité individuelle et collective
à l'égard du rendement général du BEC. En ce qui concerne
les engagements relatifs à cette orientation stratégique, le BEC rapporte
les réalisations ci-dessous.
Les départs à la retraite en juin et en août 2002 de deux cadres
supérieurs (directeurs des enquêtes) ont nuit à la participation
accrue du BEC à des réunions avec le SCC dans les établissements
et aux échelons régionaux et nationaux. Le Bureau réalisera
des progrès à cet égard de façon graduelle, au fur et
à mesure que les deux nouveaux directeurs des enquêtes et quelques
enquêteurs principaux, qui n'ont toujours pas été officiellement
sélectionnés, assumeront leurs responsabilités. Le calendrier
des réunions avec le SCC est également fonction de la mise en oeuvre
du cadre de planification intégré du BEC, qui établira une
base solide permettant de déterminer le nombre de réunions avec le
SCC ainsi que le degré de participation et les points à inscrire l'ordre
du jour.
Le BEC tient des réunions de gestion tous les mois. L'ordre du jour de ces
réunions, qui est fixe, ainsi que les procès-verbaux sont diffusés
promptement à tous les membres du personnel du Bureau, tel que mentionné
précédemment.
À la fin juin 2002, le Bureau a adopté une nouvelle politique d'examen
du rendement des employés. Au cours des prochains mois, les gestionnaires
du BEC rencontreront tous les employés qui relèvent d'eux afin de
fixer des objectifs de rendement, lesquels devront faire explicitement référence
à l'utilisation d'outils du BEC (p. ex., le SIP) et du SCC (SGD, RADAR, etc.).
Certains directeurs avaient commencé à tenir des réunions sectorielles
afin d'examiner toutes les activités, notamment les questions touchant le
rendement. Les nouveaux directeurs des enquêtes poursuivront cette pratique.
On devrait mettre de plus en plus l'accent sur le rendement, du moment où
les fiches d'évaluation des problèmes systémiques généreront
suffisamment de données pour former une base fiable permettant d'effectuer
une évaluation comparative du rendement et de prendre des décisions
à cet égard.
La mise en oeuvre du cadre de planification intégré, mis au point
par le BEC à la fin mai 2002, aura sans doute pour effet d'accentuer encore
plus l'attention portée au rendement. Ce cadre permettra au Bureau de mettre
en place de façon officielle des mesures de gestion et d'évaluation
du rendement, ce qui permettra de faire le lien entre le rendement du BEC en ce
qui concerne les établissements et les détenus.
Conformément à son mandat de répondre aux questions permanentes
et nouvelles touchant la responsabilisation accrue, le comité de gestion
du BEC a reconnu de façon explicite que l'enquêteur jouait un rôle
de premier plan en matière d'évaluation du rendement de l'établissement
et de communication à cet égard.
Le Bureau n'a toujours pas établi de cycle de planification des activités
sur trois ans. Cet engagement est relié à la mise en oeuvre du cadre
de planification intégré du BEC et l'intégration au sein de
la gestion des nouveaux titulaires des postes de directeurs des enquêtes et
enquêteurs principaux.
Dans le même ordre d'idées, le BEC n'a toujours pas mis en place de
processus d'examen annuel de son plan stratégique. Le comité de gestion
est toutefois bien conscient que, outre la consolidation des progrès réalisés
au cours de l'année 1 et la grande priorité pour l'an 2, la mise en
oeuvre du cadre de planification intégré est le pivot du plan stratégique.
Orientation stratégique 4 : Remaniement du modèle de prestation de
services
Il s'agit ici de mettre l'accent sur le remaniement de la structure organisationnelle
du BEC conformément au nouveau modèle logique dans le but ultime de
faire en sorte que le Bureau utilise les ressources appropriées au bon moment
dans les secteurs de demande prioritaires.
Comme pour les autres orientations stratégiques énoncées dans
le plan, c'est le comité de gestion du BEC qui est chargé de répondre
aux questions permanentes et nouvelles portant sur le remaniement du modèle
de prestation de services.
À l'heure actuelle, le Bureau a terminé et mis en oeuvre les modalités
de classification de tous les postes permanents (structure) conformément
à son modèle logique.
Le BEC a d'ailleurs examiné et redéfini les rôles et responsabilités
conformément à son modèle logique.
En mars 2002, le BEC a doté à l'interne un nouveau poste de coordonnateur
des questions autochtones. Toutefois, la campagne de recrutement des enquêteurs
principaux ayant été plus longue que prévu, le BEC n'a pas
encore mis en place les ressources nécessaires pour soulager de sa charge
actuelle de travail d'enquêteur le titulaire de ce poste. Compte tenu de la
période d'orientation des enquêteurs principaux, qui n'ont toujours
pas été officiellement sélectionnés, le Bureau estime
que le coordonnateur des questions autochtones pourra assumer ses nouvelles fonctions
à la fin de l'exercice 2002.
Ces mêmes difficultés expliquent pourquoi le BEC n'est toujours pas
en mesure d'offrir, à l'échelon approprié, des services spécialisés
aux délinquantes purgeant une peine de ressort fédéral. En
juin 2002, la situation a encore été compliquée par la décision
de la candidate choisie à l'interne en mars 2002 de retourner au secteur
privé. Vu la complexité du processus de dotation, le Bureau prévoit
recruter une coordonnatrice des questions relatives aux délinquantes au dernier
trimestre de l'exercice en cours.
En mars 2002, le Bureau a doté à l'interne le poste de coordonnateur
des enquêtes aux termes de l'article 19 et sur des incidents de recours à
la force.
Pour répondre à une très importante augmentation du nombre
de dossiers reçus du Service correctionnel du Canada, le BEC s'est attaqué
à une rationalisation de son processus d'examen des enquêtes aux termes
de l'article 19 et des incidents de recours à la force. Il a établi
de nouveaux critères, notamment des délais pour l'examen du BEC, qui
devraient permettre d'éliminer l'arriéré d'ici la fin de l'exercice
en cours et empêcher que se produise de nouveau une telle surcharge administrative.
Orientation stratégique 5 : Stratégie permanente d'évaluation
du rendement
Il s'agit ici de valider les données à recueillir aux fins d'évaluation
du rendement, y compris le processus de collecte. Le but est de veiller à
ce que le BEC ait une base d'information exhaustive et fiable à des fins
d'évaluation et de prise de décisions, ce qui lui permettra de mieux
prévoir les changements à la demande et d'y répondre.
À la suite d'un examen rigoureux et d'une analyse détaillée
par le personnel responsable des enquêtes, le Bureau a déterminé
la nature des données qu'il doit recueillir pour gérer les enquêtes.
En fait, la validation des données à recueillir constitue non seulement
une étape essentielle à la reconfiguration de l'application frontale
du SIP, mais aussi à l'établissement du prototype de fiche d'évaluation
des problèmes systémiques.
Tel qu'indiqué précédemment, les enquêteurs se servent
actuellement de ce modèle pour évaluer, rapporter et cerner les changements
quant au rendement des établissements dont ils ont la responsabilité.
Le Bureau a terminé l'examen du processus de collecte de données en
ce qui concerne le SIP, mais il ne peut en dire autant en ce qui concerne fiche
d'évaluation des problèmes systémiques. L'utilité de
cet instrument fera d'ailleurs l'objet d'un examen à la fin du présent
exercice.
Le Bureau a établi, dans le cadre de ses activités de planification
stratégique, un certain nombre d'indicateurs du rendement. Toutefois, il
ne pourra en déterminer la validité, dans le contexte des stratégies
d'évaluation et de mesure du rendement , qu'après avoir réalisé
des progrès par rapport aux autres engagements pris dans son plan stratégique.
Le prototype de fiche d'évaluation des problèmes systémiques
n'a pas encore généré suffisamment de données pour permettre
d'établir un index du rendement des établissements. La nouvelle version
du SIP, qui devrait être opérationnelle à l'automne 2002, permettra
au Bureau d'effectuer un suivi du nombre de recommandations présentées
aux directeurs de chaque établissement du SCC. Enfin, la mise en oeuvre du
cadre de planification intégré permettra de mettre à l'épreuve
les critères et les mesures du rendement établis par le BEC dans le
cadre de ses stratégies d'évaluation et de mesure du rendement.
2.8 Réalisations en matière de rendement
La fonction principale de l'enquêteur correctionnel est de mener des enquêtes
indépendantes et d'essayer de trouver une solution aux plaintes individuelles
des délinquants. En outre, le Bureau de l'enquêteur correctionnel est
tenu de procéder à un examen, suivi de recommandations, des politiques
et des procédures du Service en rapport avec les plaintes des individus afin
de s'assurer que les sujets systémiques de plaintes sont repérés
et traités de façon appropriée. Le rapport annuel de cette
année contient des observations et des recommandations précises dans
22 domaines, notamment les transfèrements, la double occupation des cellules,
la préparation des cas et l'accès à des programmes. Ce faisant,
le Bureau assure au public canadien que le système correctionnel fédéral
est géré de façon efficiente, équitable et juste.
Toutes les plaintes reçues par le Bureau sont examinées et font l'objet
d'une enquête préliminaire pour bien comprendre le problème
en cause. Après cet examen initial, s'il est déterminé que
le domaine de la plainte n'entre pas dans le mandat du Bureau, on indique au plaignant
la voie de recours appropriée et, si c'est nécessaire, la manière
d'y avoir accès. Dans les cas qui entrent dans le mandat du Bureau, on remet
au plaignant un relevé détaillé des politiques et procédures
du Service qui s'appliquent à son cas. Quand cela est jugé nécessaire,
on organise une entrevue avec le délinquant.
En plus de répondre à des plaintes individuelles, le Bureau rencontre
régulièrement les comités de détenus et d'autres organisations
de délinquants. Deux fois l'an, il procède à des visites annoncées
dans chaque établissement, visites au cours desquelles les enquêteurs
rencontrent tout détenu ou groupe de détenus qui en fait la demande.
Entre le 1er avril 2001 et le 31 mars 2002, le Bureau a enregistré
le nombre presque sans précédent de 7 993 contacts avec des délinquants
ou en leur nom. L'importance de ce volume de contacts reflète les efforts
du Bureau pour offrir la plus grande accessibilité possible à la population
délinquante. Cela souligne également le fait que les délinquants
continuent d'avoir confiance dans le Bureau, en tant que recours valable pour la
résolution de problèmes, et démontre une plus grande compréhension
de notre mandat, de notre rôle et de nos responsabilités.
PIÈCE 3 - Nombre de contacts reçus de la population carcérale
Toujours au cours de l'année faisant l'objet du rapport, les enquêteurs
du Bureau ont passé 344 jours dans les pénitenciers fédéraux
et effectué 2 838 entrevues. Nous avons également tenu plus de 300
rencontres avec diverses organisations de délinquants, notamment des comités
de détenus, des groupes de condamnés à perpétuité,
des associations de détenus noirs, et des fraternités et des sororités
autochtones.
PIÈCE 4 - Entrevues avec des délinquants
Afin de se conformer aux recommandations de la Commission Arbour, le Bureau a examiné
1 037 bandes vidéo montrant des interventions par des équipes pénitentiaires
d'intervention en cas d'urgence (EPIU) et autres documents relatifs au recours à
la force, en comparaison à 546 l'année précédente et
à 451 en 1999-2000. Par ailleurs, tout au long de l'année sur laquelle
porte le rapport, le Bureau a constaté que ses propres recommandations ont
contribué dans une certaine mesure à améliorer l'examen par
le SCC, dans les établissements ainsi qu'aux échelons régional
et national, des incidents où les agents ont eu recours à la force.
Par conséquent, le Bureau a rationalisé son processus d'examen et
concentrera ses efforts sur les incidents de recours à la force survenus
dans les établissements ou régions, lesquels continuent de présenter
de graves problèmes de conformité sur le plan juridique et en ce qui
concerne la procédure et la politique. Il a également examiné
115 rapports relatifs à des enquêtes menées par le Service correctionnel
du Canada en application de l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel
et la mise en liberté sous condition.
Par suite de ces enquêtes et examens, le Bureau a formulé des recommandations
précises au Service correctionnel du Canada portant sur les mesures correctives
à prendre pour régler ces problèmes opérationnels.
Comme l'indiquent les statistiques plus haut, la présente année s'est
avérée exceptionnellement pleine de défis pour notre Bureau.
Le niveau de nos activités, qui est parmi le plus élevé de
ces dernières années, démontre clairement l'impact de la mise
en oeuvre par le Bureau des recommandations formulées par le vérificateur
général en décembre 1997.
Les activités du Bureau sont en accord avec son mandat législatif.
Tout en demeurant soucieux de l'économie, de l'efficience et de l'efficacité,
le Bureau a augmenté sa contribution au traitement sécuritaire, juste,
humain et équitable des délinquants sous responsabilité fédérale.
En fournissant un exutoire viable et crédible pour les tensions et pressions
qui se développent inévitablement en milieu pénitentiaire,
le Bureau contribue à la réduction du nombre de perturbations et autres
actes de violence très coûteux. Le Bureau contribue aussi à
la sécurité de toutes les collectivités en aidant à
faire en sorte que les délinquants sous responsabilité fédérale
libérés sont non seulement traités de façon juste et
humaine, mais reçoivent également une aide appropriée dans
leurs efforts pour devenir des citoyens respectueux de la loi.
Annexe A
Aperçu du rendement financier
Tableau financier 1
Sommaire des crédits approuvés
Besoins financiers par autorisation (en milliers de dollars)
Bureau de l'enquêteur correctionnel
Dépenses de fonctionnement
Subventions et contributions
Enquêteur correctionnel - Traitement et allocation pour automobile
Contributions aux régimes d'avantages sociaux des employés
Tableau financier 2
Comparaison entre les dépenses totales prévues et les dépenses
réelles
Dépenses ministérielles prévues par rapport aux dépenses
réelles
Dépenses de fonctionnement
Subventions et contributions
Moins : Recettes disponibles
Autres recettes et dépenses
Coûts des services fournis par d'autres ministères
Tableau financier 3
Comparaison dans le temps entre les dépenses totales prévues et les
dépenses réelles
Comparaison dans le temps entre les dépenses ministérielles totales
prévues et les dépenses réelles (en millions de dollars)
Bureau de l'enquêteur correctionnel
Annexe B
Autres informations
i) Personnes ressources pour d'autres informations
C.P. 3421
Succursale D
Ottawa (Ontario)
K1P 6L4
C.P. 3421
Succursale D
Ottawa
(Ontario)
K1P 6L4
ii) Site Web de l'organisme :
www.oci-bec.gc.ca
iii) Adresse électronique de l'organisme :
org@oci-bec.gc.ca
iv) Lois appliquées et règlements connexes
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition,
Partie III. (L.R.C., 1992, Ch. 20).
v) Rapports annuels prévus par le loi et autres rapports
Rapport annuel de l'enquêteur correctionnel.