BUREAU DE L'ENQUÊTEUR CORRECTIONNEL
RAPPORT MINISTÉRIEL SUR LE RENDEMENT
Pour la période
se terminant le
31 mars 1999
Lawrence MacAulay, C.P., député
Solliciteur général du Canada
TABLE DES MATIÈRES
Partie I: Message
1.1 Message de l'Enquêteur correctionnel
Partie II: Aperçu de l'Agence
2.1 Mandat
2.2 Énoncé de mission
2.3 Cadre de fonctionnement
2.4 Objectif
2.5 Priorités stratégiques
2.6 Organisation de l'Agence
2.7 Organigramme
Partie III: Rendement de l'Agence
3.1 Attentes en matières de rendement
3.2 Réalisations en matières de rendement
Partie IV: Groupement de rapports
4.1 État de préparation à l'an 2000
Partie V: Rendement financier
5.1 Aperçu du rendement financier
Partie VI: Autres renseignements
Partie I: Message
1.1 Message de l'Enquêteur correctionnel
J'ai un mandat d'ombudsman dans le cadre du régime
correctionnel fédéral. Le Bureau exécute cette fonction dans
un environnement qui depuis toujours a été fermé aux regards
du public et où l'on trouve considérablement de méfiance entre
les gardiens et ceux qu'ils surveillent.
Je suis tout à fait convaincu de la valeur du concept d'Ombusman et je crois
que les dispositions de la Loi sur le système correctionnel et la mise en
liberté sous condition présente un processus qui nous permet
de traiter la vaste majorité des préoccupations individuelles et systémiques.
Toutes les parties doivent comprendre que l'enquêteur correctionnel n'est
ni un agent du Service correctionnel du Canada ni l'avocat de chaque plaignant ou
de chaque groupe d'intérêt qui dépose une plainte. J'ai le mandat
d'enquêter sur les plaintes de façon indépendante et neutre
et, dans les cas où il y a des preuves d'injustice, de formuler des recommandations
appropriées sur les mesures correctives à prendre.
La dernière année a été féconde en événements
pour toutes les parties en cause dans le régime correctionnel fédéral.
Le Bureau a participé à la révision législative de la
Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition.
De plus, le Bureau a initié une revue de ses opérations suite à
un rapport du Vérificateur général en décembre 1997.
Nous avons effectivement adopté plusieurs mesures relativement aux constats
et recommandations compris dans ce dernier. J'ai donc l'assurance que nos opérations
sont conformes à notre mandat.
J'envisage avec confiance les défis des années à venir et je
crois que nous aurons toujours avec nos partenaires dans le domaine correctionnel
une relation de travail ouverte et marquée au coin de la coopération
afin qu'on puisse traiter les problèmes des contrevenants dans une atmosphère
d'ouverture, de responsabilité et d'équité dans la prise de
décision.
R.L. Stewart
Enquêteur correstionnel
Partie II: Aperçu de l'Agence
2.1 Mandat
LeBureau de l'enquêteur correctionnel fut établi en 1973 en vertu
de la Partie II de la Loi sur les enquêtes. Cette base légale
a été modifiée en novembre 1992 avec la promulgation de la
Partie III de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous condition. Le mandat de l'Enquêteur correctionnel, tel que défini
par cette Loi, est d'agir en tant qu'ombudsman pour les délinquants
sous juridiction fédérale. LeBureau de l'enquêteur correctionnel
est indépendant du Service correctionnel du Canada et peut ouvrir une enquête
par suite d'une plainte émanant de ou présentée au nom d'un
délinquant ou d'un détenu, à la demande du Ministre ou de sa
propre initiative. L'Enquêteur correctionnel doit présenter un rapport
annuel par l'entremise du Solliciteur général devant chaque chambre
du Parlement.
De plus, l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en
liberté sous condition exige que le Service correctionnel du Canada
effectue une enquête "en cas de décès ou de blessure grave d'un
délinquant" et fait parvenir une copie du rapport à l'Enquêteur
correctionnel.
LeBureau de l'enquêteur correctionnel est dirigé par l'Enquêteur
correctionnel qui se rapporte au Parlement par l'entremise du Solliciteur général.
Les ressources de l'agence consistent en 17 "équivalents temps plein", 10
desquels forment le personnel enquêteur. Les ressources totales sont 1 540
000$ pour l'année fiscale 1998-1999.
2.2 Énoncé de mission
LeBureau de l'enquêteur correctionnel doit maintenir une voie de recours
accessible et indépendante pour les plaintes des contrevenants et formuler
des recommandations en temps opportun au Commissaire du Service correctionnel du
Canada et au Solliciteur général sur les questions qui ont fait l'objet
de plaintes.
2.3 Cadre de fonctionnement
Il s'avère difficile pour leBureau de l'enquêteur correctionnel de
prédire avec précision la charge de travail puisque cette dernière
est essentiellement déterminée par le nombre de plaintes reçues
par le Bureau, les demandes du Solliciteur général et le nombre d'enquêtes
effectuées par le Service correctionnel sur le décès ou les
blessures graves subies par les délinquants conformément à
l'article 19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous condition.
Parmi les autres facteurs qui ont eut et continueront vraisemblablement d'avoir
un impact sur les opérations du Bureau, soulignons l'accroissement de la
population de détenus sous responsabilité fédérale et
du nombre d'établissements carcéraux, particulièrement pour
les femmes. Enfin, la qualité et le caractère opportun des décisions
prises par le Service correctionnel, en réponse aux constats et recommandations
du Bureau, continueront de revêtir une très grande importance.
2.4 Objectif
D'agir en tant qu'ombudsman dans l'intérêt des
contrevenants en examinant à fond et de façon objective un large éventail
d'activités administratives et en présentant ses conclusions et ses
recommandations à un grand nombre de décideurs, y compris le Parlement.
2.5 Priorités stratégiques
- Améliorer nos pratiques de gestion et nos stratégies opérationnelles;
- Accroitre la connaissance du mandat du Bureau de l'enquêteur correctionnel;
- Établir, en coopération avec le Service correctionnel du Canada, un
processus plus efficace pour résoudre les préoccupations individuelles
et systémiques des délinquants.
2.6 Organisation de l'Agence
Secteur d'activité -Bureau de l'enquêteur correctionnel
LeBureau de l'enquêteur correctionnel a seulement un secteur d'activité
qui, comme détaillé à l'article 167 de la Loi sur le système
correctionnel et la mise en liberté sous condition, est d'enquêter
sur les problèmes des délinquants liés aux décisions,
recommandations, actes ou omissions qui proviennent du Commissaire du Service correctionnel
du Canada ou d'une personne sous son autorité ou exerçant des fonctions
en son nom qui affectent les délinquants individuellement ou en groupe.
2.7 Organigramme
Partie III: Rendement de l'Agence
3.1 Attentes en matières de rendement
Tableau des principaux engagements en matière de résultats
Fournir aux Canadiens et aux Canadiennes:
un organisme de révision indépendant et impartial qui mène
des enquêtes sur les problèmes des délinquants liés aux
décisions, recommandations, actes ou omissions qui proviennent du Service
correctionnel du Canada.
- le nombe de délinquants utilisant les services du Bureau
- l'accessibilité du Bureau à la population délinquante
- la confiance et la compréhension de la population délinquante envers
le Bureau
- les opinions des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux impliqués
dans le système correctionnel fédéral
- les résultats des mesures prises par le Service correctionnel du Canada en
réponse aux conclusions et aux recommandations du Bureau
réalisation signalée dans:
- RMR, paragraphe
3.2 pages 8-10
En réponse à un rapport émis en décembre 1997 par le
Vérificateur général du Canada, le Bureau s'est attardé,
en concordance avec ses priorités stratégiques, aux recommendations
suivantes en matière de rendement:
- amélioration de nos pratiques de gestion et stratégies opérationnelles;
- accroissement de la connaissance du mandat du Bureau de l'enquêteur correctionnel;
- l'établissement, en coopération avec le Service correctionnel, d'un
processus plus efficace pour résoudre les préoccupations individuelles
et systémiques des délinquants.
3.2 Réalisations en matières de rendement
Ressources utilisées vis-à-vis les engagements en matière
de rendement
Bureau de l'Enquêteur correctionnel
Dépenses réelles en 1998-99
La principale fonction du Bureau est d'effectuer des enquêtes suite à
des plaintes formulées contre le Service correctionnel du Canada par des
personnes sous sa juridiciton. La fonction principale de l'Enquêteur correctionnel
est de faire enquête et de régler les plaintes de chaque contrevenant.
Le Bureau doit également examiner et formuler des recommandations sur les
politiques et les procédures du Service dans la mesure ou elles se rapportent
aux sujets de plainte des individus afin de s'assurer qu'on découvre et qu'on
traite de façon convenable les sujets systémiques de préoccupation
(i.e. transferts, gestion de cas, etc.). En faisant ceci, le Bureau vise à
assurer au public canadien que le système correctionnel fédéral
est géré de façon efficace, équitable et juste.
On examine toutes les plaintes déposées au Bureau et on procède
à une enquête préliminaire afin de bien comprendre ce dont il
s'agit. Après cette étude préliminaire, dans les cas où
il est déterminé que la plainte touche un domaine qui est en dehors
de notre mandat, on prévient le plaignant de la voie de recours appropriée
et, au besoin, on l'aide à y avoir accès. Pour les cas qui relèvent
de notre mandat, on offre au plaignant les détails des politiques et des
procédures du Service ayant trait au domaine de la plainte. Si c'est nécessaire,
on fixe un moment afin d'interviewer le contrevenant.
En plus de donner suite à des plaintes individuelles, le Bureau rencontre
régulièrement les comités de détenus et d'autres organismes
de contrevenants et deux fois par année fait une visite planifiée
à chaque institution. Au cours de la visite semestrielle, l'enquêteur
rencontrera tout détenu ou groupe de détenus sur demande.
TABLEAU 2
Entre le 1er avril 1998 et le 31 mars 1999, le Bureau a reçu 4,529
plaintes des ou au nom des détenus, soit environ 900 de moins que pendant
l'année fiscale précédente.
TABLEAU 3
Toujours au cours de l'année faisant l'objet du rapport, les enquêteurs
ont passé 280 jours dans les pénitenciers fédéraux.
Ils y ont effectué 2,213 entrevues avec des détenus, soit environ
700 entrevues de moins que l'année précédente.
Ces baisses reflètent l'obligation croissante qu'a le Bureau de détourner
ses ressources déjà limitées vers des fonctions autres que
les enquêtes.
Au cours de la période visée par le présent rapport, le Bureau
a revu 243 bandes vidéo et la documentation connexe relativement à
des interventions par les Équipes pénitentiaires d'intervention d'urgence
(EPIU)
et ce, afin de se conformer aux recommandations de la Commission Arbour. Soulignons
ici qu'il s'agit d'une augmentation fort importante de la tâche, comparativement
à l'année précédente au cours de laquelle le Bureau
n'avait revu que 120 bandes vidéo de ce genre. De plus, le Bureau a revu
131 enquêtes effectuées par le Service correctionnel en vertu de l'article
19 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous
condition. Suite à ces révisions, le Bureau a formulé
de nombreuses recommendations au Service correctioonnel du Canada. Enfin, le Bureau
a également participé activement à la revue législative
de la loi susmentionnée et ce, incluant la phase de la consultation auprès
du public.
Au cours de la dernière année, le Bureau a investi des ressources
considérables pour mettre en oeuvre les recommandations du Vérificateur
général. Le Bureau a finalisé un Manuel de politiques et procédures
qui explique d'une façon claire et détaillée notre processus
d'enquête et qui fait le lien entre ce processus et nos responsabilités
en vertu de la Loi. Un programme de formation du personnel et les ajustements à
nos méthode de collecte de données ont été entrepris
et ce, en conformité avec les changements survenus aux niveaux de nos procédures
et de nos politiques. De plus, du matériel publicitaire a été
créer pour expliquer de façon détaillé notre mandat
et notre fonctionnement. Cette information sera partagée avec tous les pénitenciers
fédéraux et bureaux de libérations conditionnelles ainsi qu'à
toutes les agences communautaires qui hébergent des délinquants sous
responsabilité fédérale et sera bientôt disponible sur
notre site internet.
Toutes les réalisations ci-haut mentionnées furent accomplies malgré
un budget qui est demeuré sensiblement le même depuis la promulgation
de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous
condition en 1992 (bien que le Conseil du Trésor nous a maintenant
accordé des fonds supplémentaires pour la prochaine année fiscale).
Cette réussite est en grande partie le résultat de la créativité
et de la détermination d'un personnel très engagé.
Partie IV: Groupement de rapports
4.1 État de préparation à l'an 2000
La Conformité à l'an 2000 de notre réseau d'information de
gestion a fait l'objet d'une étude exhaustive et aucun problème particulier
ne fut identifié. De plus, nous avons déterminé à l'interne
que notre réseau ne comprend aucun système critique à la nussion
à l'échelle du gouvernment. Néanmoins, nous avons, afin de
satisfaire les exigences des agences centrales et pour nos propres besoins, préparer
un plan d'urgence détaillé.
Partie V: Rendement financier
5.1 Aperçu du rendement financier
Les ressources allouées au Bureau n'ont pas sensiblement augmenté
depuis la promulgation de la Loi sur le système correctionnel et la mise
en liberté sous condition en 1992. Soulignons toutefois que cette
dernière eut pour effet immédiat d'élargir le mandat du Bureau
et que d'autres facteurs, d'ailleurs ci-bas expliqués, rendirent ensuite
son cadre de fonctionnement encore plus exigeant.
Le Bureau doit en vertu de la Loi sur le système correctionnel et la mise
en liberté sous condition revoir annuellement environ 150 enquêtes
sécuritaires effectuées par le Service correctionnel du Canada. Suite
à la Commission Arbour (1996), le Bureau doit aussi revoir 120 bandes vidéos
et la documentation connexe relativement à des interventions par les Équipes
pénitentiaires d'intervention d'urgences (EPIU).
Au cours des six dernières années, le Bureau a aussi eut à
composer avec une augmentation significative du nombre de détenus fédéraux
et de pénitenciers particulièrement en ce qui a trait aux institutions
pour contravenantes sous jurisdiction fédérale (de 100 détenues
dans une institution dans une région à 300 détenues dans 11
institutions dans 4 régions).
Des pressions additionnelles sur les ressources du Bureau découlèrent
des recommandations récentes du Vérificateur général
du Canada. Le Bureau a dû encore une fois délaisser quelque peu son
mandat primaire pour réécrire ses politiques et procédures,
conçevoir une nouvelle base de données et élaborer une nouvelle
stratégie de communications.
Afin de composer le mieux possible avec ces contraintes budgétaires, le Bureau
a consolidé et réorganisé ses pratiques de voyage pour faciliter
l'utilisation de tarifs aériens plus économiques et réduire
la fréquence de ses déplacements vers certaines régions. Le
Bureau a aussi réalisé d'importantes économies en réduisant
de 5 à 1 le nombre de ses lignes téléphoniques nationales.
En dernière analyse, les ressources du Bureau ont été étirées
à la limite et même au delà. Le rendement de la dernière
année fiscale a seulement été possible grâce à
d'efforts extraordinaires par le personnel enquêteurs. Des ressources additionnelles
pour la prochaine année fiscale furent récemment approuvées
par le Conseil du Trésor et devrait offrir un certain soulagement vis-à-vis
ces difficultés opérationnelles.
Les tableaux financiers suivants sont ceux qui s'appliquent à l'agence.
Tableau financier 1 Sommaire des crédits approuvés
Tableau financier 2 Comparaison des dépenses totales prévues et des
dépenses réelles
Tableau financier 3 Comparaison historique des dépenses prévues et
des dépenses réelles
Tableau financier 1
Sommaire des crédits approuvés
Autorisations pour 1998-1999
Besoins financiers par autorisation (en milliers de dollars)
Bureau de l'Enquêteur correctionnel
Dépenses de fonctionnement
Tableau financier 2
Comparaison des dépenses totales prévues et des dépenses réelles
Dépenses prévues de l'agence par opposition aux dépenses
réelles
(en milliers de dollars)
Subventions et contributions
Total provisoires des dépenses brutes votées
Subventions et contributions législatives
Total des dépenses brutes
Moins: Autres recettes et dépenses
Coût des services offerts par d'autres ministères
Tableau financier 3
Comparaison historique des dépenses prévues et des dépenses
réelles
Dépenses prévues contre dépenses réelles par secteur
d'activité
(en milliers de dollars)
Total des autorisa-
tions 1998-99
Bureau de l'Enquêteur correctionnel
Partie VI: Autres renseignements
Personnes ressources pour obtenir des renseignements supplémentaires
et site web de l'Agence *:
275 rue Slater
Pièce 402
Ottawa (Ontario)
K1P 5H9
275 rue Slater
Pièce 402
Ottawa (Ontario)
K1P 5H9
* À l'heure actuelle, leBureau de l'enquêteur correctionnel n'a pas
de site internet.
Lois appliquées et règlements connexes.
Partie III - Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté
sous conditions (L.R.C., 1992, ch.20).
Rapports prévus par la loi et autres rapports ministériels.
Rapport annuel de l'Enquêteur correctionnel.