CODE DE VALEURS ET D'ÉTHIQUE DU
BUREAU DE L'ENQUÊTEUR CORRECTIONNEL
Chapitre 1 : Énoncé des valeurs et de l'éthique de la fonction
publique
La fonction publique du Canada, importante institution nationale, fait partie intégrante
du cadre essentiel de la démocratie canadienne et du gouvernement parlementaire.
Les personnes nommées au Bureau de l'Enquêteur Correctionnel,
grâce au soutien qu'ils fournissent au gouvernement dûment constitué,
contribuent de manière fondamentale au bon fonctionnement du gouvernement,
à la démocratie et à la société canadienne.
La fonction publique aide le gouvernement du Canada à assurer la paix, l'ordre
et le bon gouvernement. La Constitution du Canada et les principes de gouvernement
responsable servent de fondement aux rôles, aux responsabilités et
aux valeurs de la fonction publique. La fonction publique a pour mission démocratique
d'aider les ministres à servir l'intérêt public dans le cadre
de la loi.
Objectifs du Code
Le présent Code de valeurs et d'éthique du Bueau de l'Enquêteur
correctionnel (BEC) met de l'avant les valeurs et l'éthique pour
guider et supporter les personnes nommées au BEC dans toutes leurs activités
professionnelles. Le Code servira à conserver et à accroître
la confiance du public dans l'intégrité du BEC, tout en renforçant
le respect et la reconnaissance du rôle qu'il est appelée à
jouer au sein de la démocratie canadienne.
Le Code énonce les valeurs du BEC, ainsi que les mesures d'observation relatives
aux conflits d'intérêts et à l'après-mandat.
Le présent Code de valeurs et d'éthique du BEC doit être
lu dans le cadre des fonctions et des responsabilités énoncées
dans Le guide du ministre et du secrétaire d'État.
Les ministres ont la responsabilité de maintenir la confiance du public à
l'égard de l'intégrité de la gestion et des activités
au sein de leur ministère. Ils ont aussi l'obligation de garder la fonction
publique impartiale et non partisane et de maintenir sa capacité de fournir
des conseils professionnels de façon franche et directe.
Valeurs du Bureau de l'enquêteur correctionnel
Les personnes nommées au BEC, dans l'exercice de leurs fonctions et dans
leur conduite professionnelle, seront guidés par un cadre équilibré
de valeurs démocratiques, professionnelles, liées à l'éthique
et liées aux personnes.
Ces familles de valeurs ne se distinguent pas les unes des autres mais se chevauchent.
Elles sont des points de convergence qui permettent d'observer l'univers des valeurs
du BEC.
Valeurs démocratiques : Aider les ministres, dans le cadre
de la loi, à servir l'intérêt public.
- Les personnes nommées au BEC fourniront au ministre des conseils honnêtes
et impartiaux, et mettront à leur disposition tous les renseignements pertinents
à la prise de décisions.
- Ils mettront en oeuvre avec loyauté les décisions du ministre qui
ont été prises conformément à la loi.
- Les personnes nommées au BEC aideront le ministre, à la fois individuellement
et collectivement, à s'acquitter de son obligation de rendre des comptes
et fourniront au Parlement et à la population canadienne l'information concernant
les résultats de leur travail.
Valeurs professionnelles : Servir avec compétence, excellence,
efficience, objectivité et impartialité.
- Il incombe aux personnes nommées au BEC de respecter les lois du Canada et
de préserver la tradition de neutralité politique de la fonction publique.
- Les personnes nommées au BEC doivent s'assurer de l'utilisation adéquate,
efficace et efficiente des deniers publics.
- Au sein du BEC, la manière d'atteindre une fin doit être tout aussi
importante que les fins en soi.
- Les personnes nommées au BEC doivent constamment renouveler leur engagement
à servir les Canadiens et Canadiennes en améliorant continuellement
la qualité du service, en innovant pour s'adapter aux nouveaux besoins et
en accroissant l'efficacité et l'efficience du programmes et services offerts
dans les deux langues officielles.
- Les personnes nommées au BEC doivent aussi soutenir la valeur qu'est la transparence
tout en respectant l'obligation de protéger le caractère confidentiel
des renseignements, comme le prévoit la loi.
Valeurs liées à l'éthique : Agir en tout temps
de manière à conserver la confiance du public.
- Les personnes nommées au BEC doivent exercer leurs fonctions officielles
et organiser leurs affaires personnelles de façon à préserver
et à accroître la confiance du public à l'égard de l'intégrité,
de l'objectivité et de l'impartialité du BEC.
- La conduite des personnes nommées au BEC doit pouvoir résister
à l'examen public le plus minutieux; cette obligation ne se limite pas à
la simple observation de la loi.
- Dans l'exercice de leurs fonctions officielles,les personnes nommées au BEC
doivent prendre toute décision dans l'intérêt public.
- S'il y a d'éventuels conflits entre l'intérêt personnel de la
personne nommée au BEC et ses fonctions et responsabilités officielles,
l'intérêt public doit primer dans le règlement desdits conflits.
Valeurs liées aux personnes : Faire preuve de respect, d'équité
et de courtoisie dans leurs rapports avec les citoyens et avec les collègues
du BEC.
- Le respect de la dignité humaine et la reconnaissance de la valeur de chaque
personne doivent toujours inspirer l'exercice de l'autorité et de la responsabilité.
- Les valeurs liées aux personnes renforcent la gamme complète des valeurs
du BEC. Les personnes traitées avec équité et civilité
sont plus portées à manifester ces valeurs dans leur propre conduite.
- Le BEC doit être dirigé dans un souci de participation, d'ouverture
et de communication, ainsi que dans le respect de la diversité et des langues
officielles du Canada.
- Le principe du mérite est à la base des décisions de nominations
au BEC.
- Les valeurs du BEC devraient jouer un rôle de premier plan dans le recrutement,
l'évaluation et la promotion.
Champ d'application
Le présent Code s'applique à toute personne nommée au BEC et
est une politique directrice de l'oganisation.
Responsabilités, autorités et
obligations de rendre compte
Responsabilité de toute personne nommée au BEC
Toutes les activités doivent se conformer au présent Code de valeurs
et d'éthique du BEC. Pour toute question relative à la conformité
des activités, se reporter au chapitre 4, « Pistes de solution ».
En plus des dispositions du présent Code, il incombe aux personnes nommées
au BEC de respecter toutes les exigences particulières en matière
de conduite qui sont contenues dans les lois régissant l'organisation,
de même que les dispositions pertinentes d'application plus générale,
notamment celles énoncées dans les documents suivants :
- Code criminel du Canada;
- Loi sur l'accès à l'information;
- Loi sur l'emploi dans la fonction publique;
- Loi sur la gestion des finances publiques;
- Loi sur la protection des renseignements personnels;
- Loi sur les langues officielles et règlement;
- Loi sur les relations de travail dans la fonction publique.
Politiques connexes du Conseil du Trésor suivi par le BEC:
- Politique sur la divulgation interne d'information concernant des actes fautifs
au travail;
- Politique sur la prévention et le règlement du harcèlement
en milieu de travail;
- Politique sur les marchés.
Personnes nommées au BEC
Le Code s'inscrit dans les conditions d'emploi du BEC. Au moment de signer une lettre
d'offre, les personnes nommées au BEC reconnaissent que le Code de valeurs
et d'éthique du BEC est une condition d'emploi. Il incombe à
toute personne nommée au BEC de s'y conformer dans l'exercice de leurs fonctions
et, en particulier, de faire montre, par leurs gestes et leurs comportements, les
valeurs du BEC. En particulier :
- Les personnes nommées au BEC doivent, dans les 60 jours suivant leur première
nomination ou une nomination, un transfert ou une mutation subséquente, signaler
toutes leurs activités extérieures, tous les biens leurs appartenant
et tous les passifs directs et éventuels pouvant les placer dans une situation
de conflit d'intérêts dans l'exercice de leurs fonctions officielles.
À cette fin, ils doivent présenter un rapport confidentiel à
l'Enquêteur correctionnel.
- Ils doivent, chaque fois que des changements importants surviennent dans leurs affaires
personnelles ou dans leurs fonctions officielles, revoir leurs obligations en regard
du présent Code. S'il existe un conflit d'intérêts réel,
apparent ou potentiel, les personnes nommées au BEC doivent, le cas échéant,
produire un nouveau rapport confidentiel à l'intention de l'Enquêteur
correctionnel.
- Ils doivent, lorsqu'ils négocient avec des personnes de l'extérieur
des ententes de nature financière, se conformer aux mesures relatives aux
conflits d'intérêts et à l'après-mandat, en vertu des
directives à ce propos. S'ils ont des doutes, les personnes nommées
au BEC doivent immédiatement faire part de la situation à leurs superviseurs
afin de recevoir des conseils ou d'obtenir une ligne directrice leur permettant
de composer avec la situation.
Face à un dilemme éthique, les personnes nommées au BEC sont
encouragées à utiliser les mécanismes et l'aide mise en place,
par l'Enquêteur correctionnel, pour soulever, discuter et régler
des questions relevant de ce Code.
Les personnes nommées au BEC qui ont le sentiment qu'on leur demande d'agir
de manière incompatible avec les valeurs et le cadre éthique énoncé
au chapitre 1 de ce Code, doivent tout d'abord soulever cette préoccupation
à leurs supérieurs hiérarchiques. D'autres pistes de solution
sont proposées au chapitre 4.
L'Enquêteur correctionnel
L'Enquêteur correctionnel et les cadres supérieurs doivent particulièrement
incarner dans leurs gestes et leur comportement, les valeurs du BEC. Il leur incombe
d'intégrer celles-ci dans tous les aspects du travail de l'organisation.
On s'attend à ce qu'ils veillent particulièrement à respecter
en tout temps l'esprit et les exigences particulières du présent Code.
Plus précisément, il incombe à l'Enquêteur correctionnel
de mettre en pratique les obligations suivantes :
- Veiller à ce que la lettre d'offre, lors d'une première nomination,
contienne la mention suivante : « Vous trouverez ci-joint une copie du Code
de valeurs et d'éthique du Bureau de l'enquêteur correctionnel.
Ce Code est une politique essentielle à la gestion des ressources humaines,
il fait partie de vos conditions d'emploi. » L'Enquêteur correctionnel
doit aussi veiller à ce que chaque personne nommée au BEC obtienne,
lors de toute nomination subséquente, un exemplaire du Code. Ils
doit aussi s'assurer que les personnes nommées au soient informés
annuellement des exigences du présent Code.
- Encourager et de maintenir au sein de l'organisation un dialogue continu sur
les valeurs et l'éthique du BEC en prenant en compte la nature particulière
et les défis propres à l'organisation.
- Veiller à ce que des mécanismes et de l'aide soient offerts de sorte
que les personnes nommées au BEC puissent soulever, discuter et régler
les questions qui les préoccupent concernant le présent Code. Cela
comprend la désignation d'un cadre supérieur pour aider les personnes
nommées au BEC et pour résoudre les questions découlant de
l'application du présent Code.
- Déterminer les mesures d'observation appropriées, décrites
aux chapitres 2 et 3, afin d'éviter les conflits d'intérêts.
Autant que possible, l'Enquêteur correctionnel recherchera
l'accord de la personne nommée au BEC.
- Veiller à ce que les renseignements divulgués dans les rapports confidentiels
demeurent strictement confidentiels conformément à la Loi sur la protection
des renseignements personnels.
L'Enquêteur correctionnel peut ajouter des mesures de conformité
autres que celles précisées dans le Code afin de refléter les
responsabilités particulières du BEC ou des lois ui en régissent
le fonctionnement. Nonobstant le fait que l'Enquêteur correctionnel
peut déléguer son autorité et responsabilité quant
à l'application du Code, ils ne peut déléguer l'imputabilité
pour la mise en oeuvre et la promotion du Code au sein de l'organisation ainsi
que pour les responsabilités qui lui sont attribuées dans le Code.
LeBureau de l'enquêteur correctionnel (Employeur)
LeBureau de l'enquêteur correctionnel veillera par l'entremise
du Champion de valeurs et éthiques à ce que l'information et le matériel
didactique se rapportant au Code de valeurs et d'éthique du BEC
soient mis à la disposition de tous. Il lui incombera en outre d'offrir un
service de soutien consultatif sur l'interprétation et la promotion du Code
à l'intention de l'Enquêteur correctionnel et des cadres désignés.
Le Champion de valeurs et éthiques effectuera le suivi de la mise en application
du Code au BEC. Il évaluera sur une base régulière, le rendement
du BEC dans l'application du Code.
Le Code de valeurs et d'éthique du BEC sera révisé
cinq ans après la date de son entrée en vigueur.
L'agent de l'intégrité de la fonction publique
Le rôle de l'agent de l'intégrité de la fonction publique est
de recevoir, de consigner et d'examiner les divulgations d'actes fautifs au travail,
incluant les dérogations au Code et, le cas échéant, de faire
des recommandations à l'Enquêteur correctionnel afin que ces
derniers prennent action. De plus, il pourra inclure les activités touchant
les dérogations au Code dans son rapport annuel au président du Conseil
privé déposé au Parlement.
Date d'entrée en vigueur
La date d'entrée en vigueur du Code de valeurs et d'éthique du BEC
est le 1er septembre 2009
Chapitre 2 : Mesures relatives aux conflits d'intérêts
Objectif
Les présentes mesures visent à établir des règles de
conduite au sujet des conflits d'intérêts et à réduire
au minimum les possibilités de conflits entre les intérêts personnels
des personnes nommées au BEC et leurs fonctions officielles. Ces mesures
sont complémentaires aux valeurs du BEC, énoncées au chapitre
1, ainsi qu'aux mesures relatives à l'après-mandat énoncées
au chapitre 3.
Mesures pour éviter les situations de conflit d'intérêts
Le fait d'éviter et d'empêcher les situations pouvant donner lieu à
un conflit d'intérêts ou à l'apparence d'un conflit, est l'un
des principaux moyens grâce auxquels une personne nommée au BEC conserve
la confiance du public à l'égard de l'impartialité et de l'objectivité.
Les présentes mesures relatives aux conflits d'intérêts sont
adoptées à la fois pour protéger les personnes nommées
au BEC contre les allégations de conflits d'intérêts et pour
aider ceux-ci à éviter les situations à risque. Le conflit
d'intérêts ne touche pas exclusivement les questions d'opérations
financières et de transfert d'avantage économique. Bien que l'activité
financière en soit un volet important, elle n'est pas la seule source éventuelle
de situations de conflit d'intérêts.
Il est impossible de prescrire une solution pour chaque situation pouvant donner
lieu à un conflit réel, apparent ou potentiel. En cas de doute, les
personnes nommées au BEC doivent demander conseil à leur gestionnaire,
au cadre supérieur désigné par l'Enquêteur correctionnel
et se reporter aux valeurs du BEC énoncées dans le chapitre
1 ainsi qu'aux mesures suivantes comme points de repère permettant d'évaluer
la conformité d'un geste.
Responsabilité de toute personne nommé au BEC :
- Dans l'exercice de leurs fonctions officielles, organiser leurs affaires personnelles
de façon à éviter toute forme de conflit d'intérêts
réel, apparent ou potentiel.
- S'il y a d'éventuels conflits entre l'intérêt personnel de la
personne nommée au BEC et ses fonctions et responsabilités officielles,
l'intérêt public doit primer dans le règlement desdits conflits.
La personne nommée au BEC a aussi les responsabilités individuelles
suivantes :
- Elle doit se départir de ses intérêts personnels, excluant ceux
autorisés par les présentes mesures, lorsque sa participation à
des activités du BEC peut avoir une influence quelconque.
- Elle ne doit jamais solliciter ou accepter de transferts de nature économique.
- Elle ne doit jamais outrepasser ses fonctions officielles pour venir en aide à
des personnes, physiques ou morales, dans leurs rapports avec le BEC, si cela peut
occasionner un traitement de faveur.
- Elle ne doit jamais utiliser à son propre avantage ou bénéfice
des renseignements obtenus dans l'exercice de ses fonctions officielles et qui,
de façon générale, ne sont pas facilement accessibles au public.
- Elle ne doit jamais utiliser directement ou indirectement les biens du BEC, y compris
les biens loués, ou d'en permettre l'usage à des fins autres que celles
officiellement approuvées.
Méthodes d'observation
Il suffit habituellement qu'une personne nommée au BEC présente un
rapport confidentiel à l'Enquêteur correctionnel, pour se conformer
aux mesures relatives aux conflits d'intérêts. Le rapport doit faire
état des biens qu'elle possède, les cadeaux, marques d'hospitalité
ou autres bénéfices reçus, des emplois ou activités
qu'il exerce à l'extérieur, qui pourraient donner lieu à une
situation de conflit d'intérêts.
Dans certains cas cependant, d'autres mesures seront nécessaires.
- Éviter ou abandonner les activités ou situations qui placeraient la
personne nommée au BEC dans une situation de conflit réel, apparent
ou potentiel, compte tenu de ses fonctions officielles.
- Le dessaisissement, qui est la vente d'un bien à un tiers « sans lien
de dépendance » ou le placement du bien en fiducie sans droit de regard,
si le fait de continuer de posséder le bien risque de placer la personne
nommée au BEC dans une situation de conflit d'intérêts réel,
apparent ou potentiel, compte tenu des fonctions officielles de la personne nommée
au BEC.
Si c'est le cas, l'Enquêteur correctionnel prendra la décision
à ce sujet et la communiquera à la personne nommée au BEC.
Afin de déterminer la mesure à prendre, l'Enquêteur correctionnel
tentera d'atteindre un consensus avec la personne nommée au BEC visée,
et tiendra compte de certains facteurs, notamment :
- les responsabilités précises de la personne nommée au BEC;
- la valeur et la nature des biens et intérêts en cause; et
- les frais réels que comporte le dessaisissement des biens et intérêts,
en regard des risques de conflits d'intérêts que présentent
les biens et intérêts en cause.
Biens
Les types de biens et d'intérêts qui doivent ou non être consignés
dans un rapport confidentiel, ainsi que la procédure à suivre, sont
énumérés à l'annexe A.
Il est interdit à une personne nommée au BEC de vendre ou de céder
ses biens à des membres de sa famille ou à quiconque, dans le but
de contourner les mesures d'observation.
Activités ou emplois extérieurs
Les personnes nommées au BEC peuvent occuper un emploi ou participer à
des activités à l'extérieur du BEC, à la condition que
cet emploi ou ces activités ne risquent pas d'entraîner un conflit
d'intérêts ou de compromettre la neutralité du BEC et de la
fonction publique de quelque manière que ce soit.
Les personnes nommées au BEC qui encourent un tel risque doivent présenter
à l'Enquêteur correctionnel un rapport confidentiel sur l'emploi
et les activités extérieures susceptibles de les soumettre à
des exigences incompatibles avec leurs fonctions officielles. Il en est de même
si leur capacité d'accomplir objectivement leurs fonctions est susceptible
de soulever une remise en question. Dans un tel cas, si l'Enquêteur
correctionnel détermine qu'il existe un risque réel ou potentiel de
conflit d'intérêts, celui-ci peut exiger la réduction, la modification
ou l'abandon de ces activités.
Cadeaux, marques d'hospitalité et autres avantages
Les personnes nommées au BEC doivent faire preuve de jugement pour éviter
de se retrouver dans des situations apparentes ou réelles de conflits d'intérêts.
Ce faisant, les personnes nommées au BEC doivent considérer les critères
suivants sur les cadeaux, marques d'hospitalité et autres avantages en respectant
l'esprit du Code.
Sont interdites l'acceptation et la sollicitation de tout cadeau, marque d'hospitalité
ou autre avantage qui risque d'avoir une influence réelle ou apparente sur
l'objectivité et l'impartialité de la personne nommée au BEC
dans l'exercice de ses fonctions officielles ou de le placer dans une situation
d'obligé envers le ou les donateurs. Cela inclut l'admission gratuite ou
à prix réduit à des événements sportifs et culturels
dans le cadre d'une relation d'affaires réelle ou potentielle directement
associée aux fonctions officielles de la personne nommée au BEC.
L'acceptation d'un cadeau, d'une marque d'hospitalité ou d'un autre bénéfice
est admissible si:
- la valeur est minime et si cela se produit rarement (objets promotionnels peu coûteux,
repas légers, souvenirs non-monnayables);
- l'offre se produit lors d'une activité ou d'un événement lié
à l'exercice des fonctions officielles de la personne nommée au BEC
visé;
- cela est conforme aux règles de la courtoisie, de l'hospitalité ou
du protocole; et
- cela ne compromet ou ne semble pas compromettre, en aucune façon, l'intégrité
de la personne nommée au BEC concerné.
Lorsqu'il est impossible de refuser un cadeau, une marque d'hospitalité ou
un autre avantage ne répondant pas aux critères d'acceptabilité
précités, ou lorsqu'on estime qu'il est suffisamment avantageux pour
l'organisation d'accepter certains types de marques d'hospitalité, la personne
nommée au BEC doit demander conseil à l'Enquêteur correctionnel
par écrit. Ce dernier avisera alors la personne nommée au BEC par
écrit si le cadeau, la marque d'hospitalité ou l'avantage doit être
conservé par l'organisation, remis à une oeuvre de charité,
cédé, ou encore s'il sera possible pour la personne nommée
au BEC de le conserver.
Sollicitation
En tout temps, il est interdit aux personnes nommées au BECs de solliciter
auprès d'une personne, d'un groupe de personnes ou d'un organisme du secteur
privé qui est en relation avec le BEC ou le gouvernement, des cadeaux, des
marques d'hospitalité, d'autres avantages ou des transferts de valeurs économiques.
Toutefois, dans le cadre de levées de fonds au profit d'organismes de charité,
les personnes nommées au BEC doivent au préalable obtenir l'autorisation
écrite de l'Enquêteur correctionnel afin de solliciter des dons,
des prix ou des contributions en nature auprès d'organismes ou de personnes
de l'extérieur. L'Enquêteur correctionnel peut exiger que l'activité
soit réduite, modifiée ou abandonnée, s'il a été
déterminé qu'il existe un risque réel, potentiel ou apparent
de conflit d'intérêts ou de situation d'obligé envers le ou
les donateurs.
Cadre juridique
Les dispositions susmentionnées visent à garantir que le Code de valeurs
et d'éthique du BEC soit conforme à l'article 121 (1)(c)
du Code criminel, qui stipule ce qui suit :
« Commet une infraction quiconque, selon le cas : (...) étant fonctionnaire
ou employé du gouvernement, exige, accepte ou offre ou convient d'accepter
d'une personne qui a des relations d'affaires avec le gouvernement une commission,
une récompense, un avantage ou un bénéfice de quelque nature,
directement ou indirectement, par lui-même ou par l'intermédiaire d'un
membre de sa famille ou de toute personne à son profit, à moins d'avoir
obtenu, du chef de la division de gouvernement qui l'emploie ou dont il est fonctionnaire,
un consentement écrit dont la preuve lui incombe... »
Traitement de faveur
Au cours de la prise de décision liée au processus de dotation, les
personnes nommées au BEC doivent s'assurer qu'ils n'accordent aucun traitement
de faveur ni aucune aide aux membres de leur famille ou à leurs amis.
Au cours de la prise de décision liée à l'octroi de bienfaits
financiers à des parties externes, les personnes nommées au BEC doivent
s'assurer qu'ils n'accordent aucun traitement de faveur ni aucune aide aux membres
de leur famille ou à leurs amis.
Les personnes nommées au BEC ne devraient pas offrir d'aide à quelque
individu ou entité qui est en relation avec le gouvernement, si cette aide
n'est pas reliée à ses fonctions officielles, à moins qu'ils
n'aient obtenu l'autorisation de leur supérieur et qu'ils observent les conditions
émises par celui-ci.
Transmettre de l'information facilement accessible au grand public à des
proches ou à des entités à l'égard desquels des personne
nommée au BECs ou leurs proches ont un intérêt n'est pas considéré
comme un traitement de faveur.
Chapitre 3 : Mesures d'observation concernant l'après-mandat
Objectif
Les présentes mesures visent à établir des règles de
conduite au sujet de l'après-mandat. Ces mesures sont complémentaires
aux valeurs du BEC, énoncées au chapitre 1, ainsi qu'aux mesures relatives
aux conflits d'intérêts énoncées au chapitre 2.
Responsabilités de toute personne nommée au BEC
Sans limiter indûment leurs possibilités de chercher un autre emploi,
les ex-personnes nommées au BECs doivent réduire au minimum la possibilité
de se trouver dans des situations de conflits d'intérêts réels,
apparents ou potentiels entre leur nouvel emploi et leurs dernières responsabilités
au BEC. Avant de quitter leur emploi, les personnes nommées au BEC doivent
faire part à l'Enquêteur correctionnel de leur intention en ce
qui concerne leur emploi futur et discuter des conflits potentiels.
Champ d'application
Les responsabilités susmentionnées s'appliquent à toute personne
nommée au BEC couverts par ce Code. Les mesures qui suivent s'appliquent
précisément aux personnes nommées au BECs occupant un poste
classé au niveau de cadre supérieur (EX) ou son niveau équivalent,
ainsi qu'aux niveaux EX moins 1 et EX moins 2 et leurs niveaux équivalents
(p. ex., WP-06, WP-05, AS-07, EC-07).
L'Enquêteur correctionnel peut désigner d'autres postes visés
par ces mesures (lorsque le poste implique des fonctions officielles qui soulèvent
des inquiétudes quant à l'après-mandat) ou exclure certains
postes de l'application des mesures relatives à l'après-mandat (lorsque
les fonctions officielles de ces postes ne soulèvent aucune inquiétude
relativement à l'après-mandat). Auparavant, l'Enquêteur correctionnel
doit consulter le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, ainsi
que les agents négociateurs appropriés, le cas échéant.
Avant de quitter son poste
Les personnes nommées au BEC doit divulguer par écrit, dans un rapport
confidentiel adressé à l'Enquêteur correctionnel, toutes les
offres sérieuses d'emploi émanant de l'extérieur qui risquent
de le placer dans une situation de conflit d'intérêts réel,
apparent ou potentiel, et divulguer immédiatement son acceptation de toute
offre d'emploi.
Période de restriction
Il est interdit à tout ex-personne nommée au BEC, dans l'année
qui suit la cessation de ses fonctions :
- d'accepter une nomination au conseil d'administration d'une entité avec laquelle
il a eu, personnellement ou par l'entremise de ses subalternes, des rapports officiels
importants au cours de l'année ayant précédé la fin
de son mandat, ou d'accepter un emploi au sein d'une telle entité;
- d'intervenir pour le compte ou au nom d'une autre personne ou d'une entité
auprès d'un ministère ou d'un organisme avec lequel il a eu, personnellement
ou par l'entremise de ses subalternes, des rapports officiels importants au cours
de l'année ayant précédé la fin de son mandat;
- de donner à ses clients, au moyen de renseignements qui ne sont pas accessibles
au public, des conseils touchant les programmes ou les politiques du ministère
ou de l'organisme pour lequel il travaillait ou avec lequel il entretenait d'importants
rapports directs; ou
- discuter ou donner de l'information sur la gestion interne de l'organisation
de même que toute information reliée aux activités financières,
de marchés de services, de sécurité ou de ressources humaines.
Réduction de la période de restriction
L'Enquêteur correctionnel a le pouvoir de réduire ou d'annuler
la période de restriction d'emploi pour une personne nommée au BEC
ou une ex-personne nommée au BEC. Cette décision doit tenir compte
de ce qui suit :
- les circonstances du départ de la personne nommée au BEC;
- les perspectives générales d'emploi de la personne nommée au
BEC ou de l'ex-personne nommée au BEC;
- l'importance que le BEC attache aux renseignements détenus par le personne
nommée au BEC ou l'ex-personne nommée au BEC dans le cadre de son
poste au sein de l'organisation;
- l'occasion de transférer rapidement au secteur privé, à d'autres
secteurs gouvernementaux ou à des secteurs non gouvernementaux, les connaissances
et les compétences d'une personne nommée au BEC ou ex-personne nommée
au BEC;
- la mesure dans laquelle le nouvel employeur pourrait tirer un avantage commercial
indu ou des avantages de nature privée en embauchant une personne nommée
au BEC ou ex-personne nommée au BEC; et
- l'autorité et l'influence qu'a exercé la personne nommée au
BEC et les dispositions prises dans d'autres cas.
Toute décision prise par l'Enquêteur correctionnel quant à l'annulation
ou à la réduction de la période de restriction doit être
consignée par écrit.
Arrangements de départ
Avant le départ officiel d'une personne nommée au BEC, l'Enquêteur
correctionnel doit lui communiquer les exigences relatives à l'après-mandat.
Nouvel examen
Toute personne nommée au BEC actuellement en poste ou toute ex-personne nommée
au BEC peut demander à l'Enquêteur correctionnel de réexaminer
toute décision ayant trait à son observation des mesures concernant
l'après-mandat.
Chapitre 4 : Pistes de solution
Valeurs et éthique de la fonction publique
Toute personne nommée au BEC peut soulever, discuter et tenter d'éclairer
les questions qui le préoccupent concernant le Code avec son gestionnaire
ou le cadre supérieur désigné à cette fin par l'Enquêteur
correctionnel, en vertu des dispositions du présent Code et selon les procédures
et modalités mises en place par ce dernier.
Toute personne nommée au BEC qui est témoin ou qui possède
de l'information concernant un acte fautif au travail peut le soumettre en confiance
et sans crainte de représailles à l'agent supérieur désigné
à cette fin par l'Enquêteur correctionnel, en vertu des dispositions
de la Politique sur la divulgation interne d'information concernant des actes fautifs
au travail.
S'il estime qu'il lui est demandé d'agir de manière incompatible avec
le chapitre 1 du présent Code, toutea personne nommée au BEC peut,
afin de trouver une solution, soumettre le problème, en toute confiance et
sans crainte de représailles, à l'agent supérieur tel que décrit
ci-dessus.
Si le problème n'a pas été examiné comme il se doit
à ce niveau hiérarchique, ou si la personne nommée au BEC estime
que la dérogation au Code ne peut être divulguée en confiance
dans son organisation, le problème peut être renvoyé, en toute
confiance, à l'agent de l'intégrité de la fonction publique,
en conformité avec la Politique sur la divulgation interne d'information
concernant des actes fautifs au travail.
Selon toute probabilité, la majeure partie des problèmes découlant
de l'application du présent Code pourront être résolus au niveau
de l'organisation concernée.
Mesures d'observation relatives aux conflits d'intérêts et à
l'après-mandat
En ce qui a trait aux arrangements pertinents requis pour empêcher les conflits
d'intérêts ou pour respecter les mesures concernant l'après-mandat
décrites aux chapitres 2 et 3 du présent Code, on prévoit que
la plupart des situations pourront être réglées par une discussion
avec la personne nommée au BEC, par la définition de pistes de solution
et par la prise de mesures appropriées. Si une personne nommée au
BEC et l'Enquêteur correctionnel ne s'entendent pas sur les arrangements
appropriés à prendre pour empêcher un conflit d'intérêts
ou pour respecter les mesures concernant l'après-mandat figurant au présent
Code, le désaccord doit être résolu par l'entremise des procédures
de grief établies.
Inobservation
Une personne nommée au BEC qui ne se conforme pas aux dispositions du Code,
s'expose à des mesures disciplinaires, y compris, le cas échéant,
le congédiement.
Demandes de renseignements
Veuillez présenter les demandes de renseignements sur le présent Code
au Champion des valeurs et éthiques du BEC.
Formulaire
Rapport confidentiel
Ce formulaire est disponible sur le site Web du BEC a www.oci-bec.gc.ca.
Annexe A - Biens, passifs et fiducies
Biens et passifs devant faire l'objet d'un rapport confidentiel
Il incombe à la personne nommée au BEC de déterminer soigneusement
et périodiquement s'il doit signaler ses biens et passifs dans un rapport
confidentiel. Pour ce faire, il doit tenir compte de la nature de ses responsabilités
officielles et des caractéristiques des biens et des passifs. S'il existe
une situation de conflit d'intérêts réel, potentiel ou apparent
entre l'exécution de ses fonctions officielles et ses biens ou passifs, il
est tenu de produire un rapport confidentiel. S'il n'existe aucun rapport entre
les deux, il n'est pas tenu de présenter un rapport confidentiel.
La liste non exhaustive ci-après contient des exemples de
biens et de passifs qui doivent faire l'objet d'un rapport confidentiel si ceux-ci
placent ou pourraient placer le personne nommée au BEC en situation de conflit
d'intérêts.
- les valeurs cotées en bourse de sociétés et les titres de gouvernements
étrangers, les régimes enregistrés d'épargne-retraite
autogérés et les régimes enregistrés d'épargne-études
autogérés qui comprennent de tels titres, lorsque ces derniers sont
détenus directement plutôt que comme unités de fonds communs
de placements;
- les participations dans une société en nom collectif, une entreprise
individuelle, une coentreprise, une société fermée ou une entreprise
familiale et, en particulier, dans une société ou entreprise qui possède
ou contrôle des actions de sociétés ouvertes ou qui fait des
affaires avec le gouvernement;
- les propriétés agricoles exploitées à des fins commerciales;
- les biens immobiliers qui ne servent pas à l'usage personnel de la personne
nommée au BEC ou des membres de sa famille;
- les marchandises, les contrats à terme et les devises détenus ou négociés
à des fins de spéculation;
- les biens placés en fiducie ou découlant d'une succession dont la
personne nommée au BEC est bénéficiaire;
- les prêts, garantis ou non, consentis à des personnes autres que les
membres de la famille immédiate de la personne nommée au BEC;
- tout autre bien ou dette qui pourrait susciter un conflit d'intérêts
réel ou potentiel, vu la nature particulière des fonctions et responsabilités
de la personne nommée au BEC; et
- les passifs directs et éventuels relatifs aux biens mentionnés dans
la présente section.
Biens qui ne doivent pas faire l'objet d'un rapport confidentiel
Les biens et les intérêts destinés à l'usage personnel
des personnes nommées au BECs et de leur famille ainsi que les biens qui
ne sont pas de nature commerciale, ne doivent pas faire l'objet d'un rapport confidentiel.
Ces biens comprennent notamment :
- le domicile principal ou secondaire et les propriétés agricoles réservés
à l'usage personnel, présent et futur, de la personne nommée
au BEC ou de sa famille;
- les articles ménagers et les effets personnels;
- les oeuvres d'art, les meubles et objets anciens et les objets de collection;
- les automobiles et autres moyens personnels de transport;
- les liquidités et les dépôts;
- les obligations d'épargne du Canada et autres titres à valeur fixe
émis ou garantis par un ordre de gouvernement au Canada ou par des organismes
gouvernementaux;
- les régimes enregistrés d'épargne-retraite et les régimes
enregistrés d'épargne-études qui ne sont pas autogérés;
- les investissement dans des fonds communs de placements à capital variable;
- les certificats de placements garantis et les instruments financiers du même
genre;
- les rentes et les polices d'assurance-vie;
- les droits à des pensions;
- les créances à recouvrer d'un ancien employeur, client ou associé;
- les prêts personnels consentis par la personne nommée au BEC aux membres
de sa famille immédiate et les petits prêts personnels consentis à
d'autres personnes.
Dessaisissement des biens
Si l'Enquêteur correctionnel juge que des biens particuliers comportent un
risque réel ou potentiel de conflit d'intérêts avec les fonctions
et responsabilités d'une personne nommée au BEC, ce dernier doit alors
se dessaisir de ces biens dans les 120 jours suivant sa nomination, son transfert
ou sa mutation. Ces biens doivent soit être vendus à un tiers avec
qui la personne nommée au BEC n'a aucun lien de dépendance, soit être
placés dans une fiducie sans droit de regard.
Lorsque la vente est le mode de dessaisissement utilisé, une confirmation
de la vente, comme un reçu de vente du courtier, doit être remise à
l'Enquêteur correctionnel.
Lorsque la fiducie sans droit de regard est le mode de dessaisissement utilisé,
le Bureau du conseiller en éthique offrira de l'aide et une orientation à
l'Enquêteur correctionnel et aux personnes nommées au BECs afin de
constituer les fiducies sans droit de regard et de déterminer si chaque fiducie
sans droit de regard satisfait les exigences des mesures relatives aux conflits
d'intérêt. Le conseiller en éthique recommandera aussi à
l'Enquêteur correctionnel, en vue d'obtenir son approbation, que certains
frais liés aux fiducies soient remboursés à la personne nommée
au BEC par l'organisation.