Rapport annuel de l'Enquêteur correctionnel 2003-2004
Le 18 novembre 2004
Communiqué de presse
Rapport annuel du Bureau de l'enquêteur correctionnel 2003-2004
Des progrès ont été réalisés; pourtant, des
questions importantes concernant les soins de santé, les Autochtones et les
femmes sont passées sous silence
Le 31e Rapport annuel a été présenté au Parlement
par la ministre aujourd'hui. « J'ai le privilège, a indiqué
M. Howard Sapers, de présenter mon premier rapport en tant qu'enquêteur
correctionnel. Il me fera plaisir de travailler avec le commissaire du Service correctionnel
au moment où le Service apporte les changements qui s'imposent ainsi que
d'être informé de la position de la ministre de la Sécurité
publique et de la Protection civile du Canada au sujet d'importantes questions qui
lui ont été soumises. »
Les recommandations du Rapport annuel s'adressent habituellement au commissaire
du Service correctionnel. Le rapport de cette année compte quatre recommandations
qui s'adressent à la ministre. Ces recommandations, déclare M. Sapers,
« concernent des préoccupations de longue date ayant d'importantes
répercussions sur les délinquants ». Les recommandations
portent sur les délinquants autochtones, les délinquantes, les maladies
infectieuses et le classement de sécurité. Vous trouverez ci-joint
une description détaillée de ces recommandations.
Le rapport souligne que même si nous ne nous entendons pas sur la résolution
appropriée de certains problèmes importants associés aux soins
de santé, aux délinquants autochtones et aux délinquantes,
le Service a pris des mesures concernant un certain nombre de questions. On a apporté
des changements stratégiques et opérationnels en ce qui concerne les
enquêtes, le recours à la force ainsi que les accusations de harcèlement
et de mauvaise conduite portées contre le personnel. Le Service a également
entrepris de poursuivre son examen des questions associées aux jeunes contrevenants,
des procédures de règlement des griefs des détenus, des blessures
subies par les détenus et de la violence en établissement.
« Les services correctionnels constituent un domaine difficile et parfois
ingrat, mais il s'agit d'un élément clé du système de
justice pénale au Canada, souligne M. Sapers. Une surveillance indépendante
est un élément essentiel d'un processus correctionnel ouvert et responsable.
Les Canadiens s'attendent à ce que le système correctionnel veille
à la garde sécuritaire et humaine des délinquants tout en assurant
le succès de leur réinsertion sociale. Il me fera plaisir de collaborer
avec le Service correctionnel et d'autres partenaires de la justice pénale
pour répondre à cette attente. »
Le rapport annuel de cette année se concentre sur :
- les délinquants autochtones et les délinquantes;
- l'accès opportun aux programmes et la préparation des cas;
- la violence en établissement, les blessures subies par les détenus
et les enquêtes;
- l'offre de services de soins de santé;
- les procédures de règlement des griefs des détenus.
Vous trouverez en annexe du Rapport annuel la réponse du Service correctionnel
aux recommandations du Bureau.
L'enquêteur correctionnel est mandaté par la partie III de la Loi sur
le système correctionnel et la mise en liberté sous condition
en tant qu'ombudsman des délinquants purgeant une peine de ressort fédéral.
Une conférence de presse aura lieu au Bureau de l'enquêteur correctionnel
au 60, rue Queen, 11e étage, jeudi le 18 novembre 2004 à
10h30. Pour plus d'informations, veuillez communiquer avec le Bureau au (613) 990-9091.